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Une enseignante est condamnée à une peine de prison au Koweït pour des commentaires faits sur Twitter

La décision de la cour d'appel de Koweït de confirmer une peine de prison de 20 mois infligée à une enseignante pour des commentaires politiques qu'elle a faits sur Twitter est une nouvelle illustration de l'érosion de la liberté d'expression dans ce pays, a déclaré Human Rights Watch.

Le 17 juillet, la cour d'appel a confirmé la condamnation de Sara al-Drees, 26 ans, jugée en première instance le 29 mai pour quatre tweets jugés offensants à l'égard de l'émir, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah. Elle demeure en liberté sous caution, dans l'attente de l'issue de son pourvoi en cassation.

« Au cours des douze derniers mois, les autorités ont poursuivi des dizaines de personnes pour des déclarations politiques pourtant exprimées de manière pacifique », a déclaré Joe Stork, directeur par intérim de la division Moyen-Orient à Human Rights Watch. « Le gouvernement devrait tolérer ce genre de critique, au lieu de persécuter des personnes qui ont le courage de s'exprimer. »

L'article 25 du code pénal du Koweït de 1970 prévoit des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison pour toute personne qui « conteste [publiquement] les droits et les pouvoirs de l'émir, ou le critique ». Or cette disposition viole le droit à la liberté d'expression que protègent certains traités internationaux auxquels le Koweït est un État partie, dont le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (article 19).

Pour lire l'intégralité de ce communiqué en anglais, veuillez cliquer ici.

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