RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Les acteurs politiques contrôlent les médias

Un grand nombre des médias du Liban sont influencés par de puissants personnages politiques, envers lesquels ils sont redevables financièrement et politiquement, rapporte l'Institut international de la presse (IIP) après avoir effectué en octobre une mission d'exploration de quatre jours sur la liberté de la presse. De plus, la Fondation Maharat a publié récemment un dossier qui se penche sur la relation entre la politique libanaise et les médias. L'IIP s'est entretenu avec les principaux rédacteurs et journalistes du pays, ainsi qu'avec des dirigeants politiques et des responsables du gouvernement. Bien que le Liban jouisse d'un environnement médiatique dynamique, l'alignement des médias en fonction d'allégeances politiques et sectaires constitue une préoccupation majeure. Cette ingérence politique dans l'indépendance de la rédaction ne peut qu'approfondir les divisions au sein de la population libanaise.

La délégation de l'IIP suggère que les organes d'informations instaurent volontairement des codes de pratique qui renforcent une couverture exacte, équitable et équilibrée. Elle presse en outre les médias de faire preuve de transparence financière et souligne que la crédibilité des médias est atteinte lorsque des groupes politiques tentent d'utiliser les médias comme « porte-parole » et porte-étendard de leurs projets politiques.

L'IIP ajoute que les groupes politiques doivent permettre aux journalistes de rapporter la nouvelle sans crainte de harcèlement et d'intimidation. La culture d'impunité, l'assassinat des journalistes et les lois sur la diffamation criminelle accroissent l'autocensure, ont déclaré les rédacteurs et les journalistes à la délégation.

La Fondation Maharat a réalisé une étude du contenu des nouvelles d'une sélection de stations de télévision et de radio ainsi que de journaux pendant la campagne des élections parlementaires de juin dernier. Le rapport examine plusieurs dispositions d'une loi électorale concernant les médias promulguée, en partie, dans le but de les empêcher d'aller trop loin dans la « défense, l'attaque ou la réfutation des opinions et des positions qu'ils estiment constituer une nuisance pour le parti politique qu'ils appuient ». Elle conclut que la loi n'est pas parvenue à amener les médias à respecter ces normes.

Le rapport offre un résumé détaillé des allégeances politiques des stations de télévision et de radio et des journaux. Il formule en outre des observations sur les forces politiques et sur les ONG qui ont participé à la surveillance des élections.

La couverture des élections n'a pas du tout été équilibrée, dit Maharat. Certains médias ont, pendant la campagne électorale, publié des sondages qui se sont révélés erronés, et on a constaté de graves disparités dans les résultats électoraux annoncés par les médias, ce qui a suscité le chaos.

Dernier Tweet :

Vietnam may have released blogger Mother Mushroom but political prisoners like democracy campaigner Le Dinh Luong r… https://t.co/iaewHfDxSN