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Des journalistes poursuivis pour diffamation par un patron de la presse pour l'avoir critiqué de défendre la brutalité de la police contre les reporters

(FIJ/IFEX) - Ci-dessous, un communiqué de presse de la FIJ daté du 19 décembre 2007:

La FIJ soutient les journalistes poursuivis pour diffamation par un patron de presse au Liberia

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a soutenu aujourd'hui l'appel du Syndicat de la Presse du Liberia (PUL) pour que les journalistes dans le pays soient solidaires avec six confrères et un journal accusé de diffamation par Ambrose Nmah, le Directeur Général d'un groupe de presse.

Nmah, qui présente également une émission d'actualités à la radio, poursuit les journalistes après qu'ils ont publié une déclaration demandant au PUL d'enquêter sur lui pour avoir prétendument fait des commentaires dans son programme radio justifiant les agressions physiques contre des journalistes par des agents de police.

"C'est une situation étonnante quand un journaliste déclare publiquement que certains de ses collègues devraient être soumis à la violence," a dit Gabriel Baglo, Directeur du bureau Afrique de la FIJ. "Nous soutenons toutes les actions menées jusqu'ici par notre affilié, le PUL, pour résoudre le problème. Nous pensons que ce problème devrait être résolue par la communauté des médias et non pas dans le système judiciaire."

Ambrose Nmah est le directeur général de Renaissance Communication Incorporated, un groupe de média pro gouvernemental qui détient la radio Truth FM et la télévision Real TV. Le 17 octobre, Nmah et sa compagnie ont enclenché une procédure pour diffamation contre le rédacteur en chef de Star radio Geevon Smith, le directeur de publication du journal The News Sheriff Adams, le directeur de publication de The Parrot Robert Kpadeh, le directeur de publication de The Independent Sam Dean, l'éditeur de Plain Truth Seranous Cephus et l'ancien Secrétaire Général du PUL Alphonsus.

Selon le PUL, les six journalistes, dans une déclaration le 12 octobre ont demandé au syndicat d'enquêter sur les commentaires que Nmah aurait formulés au cours d'un programme sur Truth Fm "justifiant les attaques sur certains journalistes pour leur violation du protocole de sécurité selon les autorités étatiques, au cours de la visite au Libéria du Président de la Sierra Leone, Ernest Bai Koroma [en septembre dernier]."

"[Nmah a dit] dans son émission que j'aurais été responsable de ma propre mort si j'avais été tué," a dit au PUL, le pigiste de la BBC Jonathan Paye - Layleh. Paye-Layleh a été brutalement agressé alors qu'il couvrait la visite du Président Koroma. Il n'est pas concerné par le procès en diffamation.

Le journal Public Agenda est également poursuivi pour la publication d'articles prétendument diffamatoires.

Le plaignant réclame 10.000 dollars US en dommages-intérêts. Le procès devait commencer lundi, mais il a été reporté et aucune nouvelle date n'a été fixée.

La FIJ estime que Nmah et les autres journalistes devraient permettre au PUL de faire la médiation dans ce conflit et déterminer si besoin est toutes les mesures qui doivent être prises.

La FIJ représente plus de 600 000 journalistes dans 120 pays dans le monde.

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