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MISE À JOUR: Selon les informations reçues par le Center for Media Studies and Peacebuilding, Rodney Sieh a été libéré en novembre.

Ken Harper/SI Newhouse School of Public Communications

Fondateur et rédacteur en chef du journal primé Front Page Africa, Rodney Sieh a été jeté en prison le 21 août 2013 après avoir été frappé d'une amende de 1,5 million de dollars US pour diffamation à la suite d'un reportage sur un ancien ministre du gouvernement. Sieh a dû être admis deux fois à l'hôpital, après que sa santé se fut détériorée en raison d'une grève de la faim entreprise lors de son incarcération dans une prison de Monrovia.

Une pétition a été lancée par ses partisans pour faire libérer le rédacteur en chef (maintenant fermée.)

Le Syndicat des journalistes du Libéria (Press Union of Liberia)

Le Syndicat des journalistes du Libéria (Press Union of Liberia, PUL) a lancé une série d'actions le 23 septembre en faveur de Sieh, notamment une campagne d'affiches. Le PUL a déjà indiqué que« la Cour suprême [du Libéria], dans sa sagesse, estime que Rodney Sieh doit passer en prison pour diffamation plus d'années que l'ancien Président Charles Taylor, lui-même condamné à cinquante ans d'emprisonnement pour crimes de guerre ».

La Cour suprême du Libéria, qui a maintenu la décision, a ordonné la fermeture du journal et la détention de Sieh tant qu'il n'aurait pas payé l'amende – autant dire une condamnation à vie, l'amende équivalant à plus de 30 fois le budget de fonctionnement annuel du journal.

L'affaire remonte à 2010, à l'époque où un tribunal d'une instance inférieure a jugé le journal coupable de diffamation à l'égard de l'ancien ministre de l'Agriculture Chris Toe. La cour a statué que le journal avait omis de corroborer ses affirmations selon lesquelles le ministre avait détourné des millions de dollars destinés à combattre une épidémie qui sévissait dans deux régions du Libéria. Le ministre avait été contraint de démissionner, mais le journal a quand même été poursuivi.

Le journal Front Page Africa est bien connu pour son journalisme d'enquête et sa promotion de la liberté des médias, ce qui lui a valu un certain nombre de récompenses.

La constitutionnalité de la détention de Sieh est contestée devant la Cour suprême, selon ce que rapporte le PUL. Front Page Africa, conjointement avec le Centre pour l'étude des médias et l'édification de la paix (Center for Media Studies and Peacebuilding, CEMESP) et l'Initiative de Défense juridique des médias (Media Legal Defence Initiative), se propose de porter l'affaire devant le tribunal de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à Abuja, au Nigéria.

Pour plus de renseignements, consulter le site web de la campagne visant à obtenir la libération de Sieh à http://freerodney.org/

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