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Les sources indépendantes de nouvelles sont suspendues; des journalistes sont arrêtés

Les autorités libyennes font la guerre aux journalistes qui critiquent les violations commises par le régime, rapportent Human Rights Watch et Reporters sans frontières (RSF). À la fin janvier, les autorités se sont attaquées à la liberté de la presse en bloquant plusieurs sites web indépendants et d'opposition, et en suspendant les éditions de deux journaux privés. La semaine dernière, quatre journalistes de la radio qui couvraient des affaires de corruption ont été arrêtés.

Au 24 janvier, au moins sept sites web qui publient régulièrement des articles sur « des sujets politiques délicats, entre autres sur les violations des droits de la personne par le gouvernement libyen », par l'entremise de rédacteurs en poste à l'étranger et de journalistes basés à Tripoli et à Benghazi, ont été bloqués, indique Human Rights Watch.

En outre, le site YouTube n'est plus accessible depuis qu'il a affiché des bandes vidéos montrant des manifestations de proches de prisonniers tués à la prison d'Abu Salim en 1996 et d'autres séquences vidéo de membres de la famille de Muammar al-Kadhafi, le dirigeant de la Libye, en train de festoyer.

Mais les blogueurs libyens, les journalistes et les défenseurs des droits ripostent au moyen d'une campagne sur Facebook appelée « Non à la politique du blocage des sites web en Libye », et se partagent des serveurs anonymes de convenance pour donner accès aux sites web bloqués, selon ce que rapporte Human Rights Watch.

Premiers journaux privés à paraître en Libye depuis l'arrivée de Kadhafi au pouvoir, « Oea » et « Quryna » ont été lancés en 2007 par une entreprise ayant des liens avec le fils de Kadhafi, Saif al-Islam al-Kadhafi. Ces deux publications ont été contraintes de cesser de paraître en janvier, après que l'Autorité générale de la presse leur eut refusé de continuer à publier, affirmant que leurs factures n'avaient pas été payées. Le 21 janvier, les journaux ont annoncé qu'ils ne paraîtraient plus qu'en ligne. Les publications couvrent les affaires de corruption, l'absence d'indépendance de l'appareil judiciaire, les manifestations des familles des prisonniers tués dans le massacre d'Abu Salim et les critiques de l'échec des forces de sécurité, qui ne respectent pas la règle de droit.

Le rédacteur en chef de « Oea » a indiqué cependant à Human Rights Watch le 3 février qu'il commencerait à imprimer des sections plus petites du journal, dans ce qui apparaît comme un début de solution.

Toujours en lien avec cette répression, quatre journalistes de Radio Benghazi ont été arrêtés le 16 février et relâchés le lendemain, rapporte RSF. Ils travaillaient à une émission qui met à nu la corruption administrative et financière à Benghazi. La station de radio a aussi couvert le massacre de la prison d'Abu Salim. L'administrateur de la station a suspendu l'émission et congédié les quatre journalistes.

« Le gouvernement revient aux jours sombres du contrôle total des médias », déclare Human Rights Watch.

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