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Kadhafi obtient la libération de journalistes

Saif al-Islam Kadhafi, le fils réformateur du Président de la Libye, qui a fondé le groupe de médias pour lequel travaillent les journalistes arrêtés
Saif al-Islam Kadhafi, le fils réformateur du Président de la Libye, qui a fondé le groupe de médias pour lequel travaillent les journalistes arrêtés

Un groupe d'au moins 20 journalistes libyens arrêtés au beau milieu de ce qui semble être une lutte de pouvoir au sein de l'élite dirigeante entre conservateurs et le fils réformateur du dirigeant libyen Muammar Kadhafi, a été relâché sur les instructions de Muammar, selon ce que rapportent le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network of Human Rights information, ANHRI) et Reporters sans frontières (RSF).

Selon l'ANHRI et RSF, la rafle avait fait suite à un éditorial publié la semaine dernière par l'agence de nouvelles « Libya Press » et le quotidien « Oea » - deux médias que contrôle le fils de Muammar Kadhafi, Saif al-Islam Kadhafi - éditorial qui demandait aux adversaires de Kadhafi et aux Libyens qui vivent exil à l'étranger de rentrer au pays et de jouer un rôle actif en politique.

D'après les reportages, Saif al-Islam est considéré comme successeur possible de son père, mais il livre une guerre de palais contre de puissants éléments conservateurs. Il constitue une figure clé dans la normalisation des relations entre la Libye et les États-Unis, et il promeut activement l'adoption d'une constitution.

Dix journalistes ont été arrêtés le 5 novembre dans la capitale, Tripoli. D'autres arrestations ont été effectuées ailleurs dans le pays dans les jours qui ont suivi. Parmi les personnes arrêtées se trouvent deux femmes journalistes d'Égypte et de Tunisie. Jusqu'à maintenant, les officiels libyens n'ont offert aucune explication publique pour la détention des journalistes.

Les autorités ont aussi suspendu la semaine dernière l'impression de « Oea », et fermé le site web critique « Libya al-Yom » et celui de la Ligue libyenne des droits de la personne, qui est animée par des militants vivant à l'étranger.

RSF affirme pour sa part que le plaidoyer de Kadhafi en faveur de la remise en liberté des journalistes constituait un stratagème déployé avant la Revue périodique universelle (RPU) du pays cette semaine au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. « L'ordre de leur remise en liberté, dit RSF, reflète malheureusement la volonté du colonel Kadhafi de rester en poste tout en normalisant ses relations politiques avec les partenaires économiques de la Libye plus que toute autre considération à l'égard de la liberté d'expression. »

RSF a contribué à la RPU en rendant publique une évaluation dévastatrice de la situation de la liberté de la presse en Libye. Dans son index de 2010 de la liberté de la presse, RSF classe la Libye au 160e rang sur 178 pays.

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