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Un reporter qui recevait des menaces est tué le jour de la liberté de la presse

Un journaliste mexicain qui se montrait critique des autorités locales dans l'État septentrional de Durango a été assassiné le 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse, selon ce que rapportent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), Reporters sans frontières (RSF) et le Comité des écrivains en prison du PEN International.

Carlos Ortega Samper, reporter au quotidien « El Tiempo de Durango » et aussi procureur, a été pris dans un guet-apens par deux camionnettes tandis qu'il rentrait chez lui. Quatre inconnus en sont sortis et ont extirpé Ortega de sa voiture. Comme il résistait, il a été abattu de trois projectiles à la tête.

La veille même de sa mort, Ortega avait écrit qu'il avait été menacé par des officiers du gouvernement local. Il alléguait que le maire de la ville et un autre officiel local l'avaient menacé en rapport avec un reportage récent sur les conditions qui régnaient dans un abattoir de la région.

Dans la même histoire, Ortega avait écrit qu'il faisait l'objet d'une enquête de la part d'un officier de la police locale sur des allégations de corruption. Il concluait que les trois hommes devaient être tenus responsables s'il devait lui arriver quoi que ce soit, à lui ou à sa famille.

D'après les membres de l'IFEX, le Mexique est l'un des endroits les plus dangereux du monde pour les journalistes. Selon le CPJ, 25 journalistes ont été tués depuis 2000, au moins huit d'entre eux en représailles directes à leur travail, tandis que sept journalistes ont disparu depuis 2005. La plupart couvraient les activités du crime organisé ou la corruption gouvernementale.

Les membres de l'IFEX constatent que les autorités locales et de l'État au Mexique sont incapables de résoudre les affaires reliées à la presse et que, dans certains cas, elles se sont faites complices de crimes. Bien que le président Felipe Calderón ait promis de déposer une législation qui fait des crimes commis contre la libre expression des délits fédéraux (au lieu de relever de la compétence des États), aucune loi n'a encore été adoptée.

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