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Un reporter judiciaire est trouvé mort à Durango

Eliseo Barrón Hernández
Eliseo Barrón Hernández

Le cadavre d'un journaliste qui couvrait la scène judiciaire dans le nord du Mexique a été trouvé le 26 mai, le lendemain de son enlèvement survenu chez lui, rapportent le Centro Nacional de Comunicación (CENCOS), le Centre pour le journalisme et l'éthique publique (CEPET), la Société interaméricaine de la presse (SIP) et d'autres groupes membres de l'IFEX.

Le corps d'Eliseo Barrón Hernández, reporter et photographe au quotidien « La Opinión », basé à Torreón, a été trouvé dans un fossé d'irrigation de Gómez Palacio, État de Durango, où il vivait. Il semble qu'il ait été abattu après avoir été torturé.

Lundi soir, au moins huit inconnus armés et portant cagoule sont entrés au domicile de Barrón, ont passé le reporter à tabac et l'ont contraint à sortir de chez lui pour le pousser vers une voiture blanche de marque Nissan, selon ce que sa femme a déclaré à des reporters locaux.

Barrón couvrait la scène policière pour « La Opinión » depuis plus de dix ans. D'après son journal, dans les jours qui ont précédé son enlèvement, il avait rapporté un scandale de corruption au sein de la police de Torreón, ce qui avait entraîné le congédiement de plus de 300 officiers de la police. Selon Reporters sans frontières (RSF), Barrón couvrait aussi régulièrement les guerres de la drogue dans l'État de Durango, plaque-tournante majeure du trafic de drogue.

D'après le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), les autorités locales n'ont dévoilé aucun indice sur la conduite de leur enquête, ni révélé de raisons susceptibles d'expliquer l'enlèvement et le meurtre de Barrón. Les autorités fédérales se sont emparées de cette affaire, bien qu'on ne sache pas clairement pourquoi la direction de l'enquête a été transférée.

Barrón devenait le deuxième journaliste en moins d'un mois à être assassiné dans l'État de Durango. Carlos Ortega Melo Samper, reporter au quotidien « Tiempo de Durango », a été assassiné le 3 mai à Santa María del Oro.

Selon le CPJ, Barrón figure parmi 27 journalistes qui ont été tués depuis 2000. Au moins huit d'entre eux ont été tués en représailles directes à leur travail. La plupart couvraient les activités du crime organisé ou la corruption gouvernementale.

Les membres de l'IFEX maintiennent que les autorités locales et d'État au Mexique sont incapables de résoudre les affaires liées à la presse et que, dans certains cas, elles ont été complices de ces crimes. Bien que le président Felipe Calderón ait promis de déposer une législation qui fait des crimes contre la libre expression un délit fédéral (plutôt que de relever de la compétence de l'État), une loi qui n'est pas encore adoptée.

« Les homicides implacables de journalistes au Mexique sont devenus une menace directe non seulement pour la liberté de la presse mais aussi pour la viabilité des institutions du pays », dit le CPJ. « La législature doit agir afin de protéger les droits fondamentaux des citoyens mexicains. »

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