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Un journaliste est assassiné dans des circonstances horribles dans l'État de Guerrero

Les autorités mexicaines ont découvert le cadavre mutilé d'un journaliste près d'Acapulco, la station balnéaire du sud-ouest du pays, selon ce que rapportent le Centro Nacional de Comunicación Social (CENCOS), le Centro de Periodismo y Ética Pública (CEPET), la Société interaméricaine de la presse (SIP), ARTICLE 19 et d'autres groupes membres de l'IFEX, qui appellent les autorités mexicaines à mener une enquête en profondeur sur ce meurtre et à mettre fin à la violence qui se déchaîne contre les journalistes mexicains.

Juan Daniel Martínez Gil, présentateur des nouvelles à la station locale « Radiorama Acapulco », a été trouvé le 28 juillet, enterré sur un terrain vacant de la ville de La Máquina, dans l'État de Guerrero. Le journaliste avait été tabassé gravement, il avait les pieds et les mains liés et il avait la tête enveloppée de ruban-cache.

Le CEPET rapporte que ses collègues sont d'avis qu'il a été la victime d'un groupe du crime organisé à cause de la cruauté de son assassinat.

L'État de Guerrero s'est transformé ces dernières années en une zone de guerre intense entre les puissants gangs de la drogue et les forces gouvernementales. Le directeur du service des nouvelles à « Radiorama Acapulco », Enrique Silva, a pour sa part indiqué au Comité pour la protection des journalistes (CPJ) que Martínez était extrêmement prudent lorsqu'il rapportait les nouvelles et n'enquêtait pas sur les sujets délicats comme le trafic de drogue ou les activités de l'armée et de la police à Acapulco.

En avril 2007, un individu a abattu Amado Ramírez, autre reporter de Radiorama et correspondant de Televisa, le plus important télédiffuseur du Mexique, au moment où celui-ci sortait du studio, rapporte le CEPET.

D'après les membres de l'IFEX, le Mexique est l'un des endroits les plus dangereux du monde pour les journalistes. Depuis 2000, 28 journalistes, en incluant Martínez, ont été tués, indique le CPJ, et au moins dix d'entre eux ont été assassinés en représailles directes à leur travail. La plupart couvraient les activités du crime organisé ou la corruption gouvernementale.

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