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Un comité de protection de la liberté de la presse est dissous; un journaliste est assassiné

Un comité spécial du gouvernement, conçu pour combattre les crimes contre les journalistes et les médias d'informations mexicains, vient d'être dissous, selon ce que rapporte la Société interaméricaine de la presse (SIP). Le meurtre d'un autre journaliste, encore un, survenu au Mexique le 2 novembre, souligne l'urgente nécessité d'un tel organisme, rapportent le Centre pour le journalisme et l'éthique publique (CEPET) et d'autres membres de l'IFEX.

Dans le passé, dit la SIP, le Congrès a eu recours au Comité spécial chargé de traiter des actes d'agression contre les journalistes et les médias afin de sensibiliser la société à la violence dirigée contre les journalistes et à la façon dont cette situation touche le droit de savoir des citoyens. Le Congrès appuie les initiatives qui visent à modifier le Code pénal et à faire des crimes contre les journalistes un délit fédéral, afin de renforcer la liberté de la presse, rapporte la SIP. Mais aujourd'hui tout ce travail est laissé de côté.

Cette semaine justement, le journaliste José Vladimir Antuna García a été trouvé mort le 2 novembre après avoir été enlevé, rapporte le CEPET. Antuna García travaillait comme spécialiste de la sécurité au quotidien « El Tiempo de Durango ». Les procureurs d'État savaient qu'il recevait des menaces de mort mais n'ont rien fait, indiquent les membres de l'IFEX.

Selon le CEPET, une note trouvée sur son corps disait : « Cela m'est arrivé parce que j'ai donné des renseignements à l'armée et parce que j'ai écrit des choses que je n'aurais pas dû écrire. Faites attention lorsque vous préparez vos reportages. »

Il a été assassiné dans l'État de Durango, un bastion des membres du crime organisé qui agit dans la plus totale impunité, (un État) où les journalistes sont particulièrement menacés, disent les membres de l'IFEX. En avril, Antuna García avait survécu à une tentative d'assassinat lorsque des coups de feu avaient été tirés sur sa maison. Il avait continué à recevoir des menaces anonymes, note le CEPET. À de nombreuses reprises, l'interlocuteur anonyme s'était identifié comme membre de Los Zetas, un groupe criminel.

D'après le Comité pour la protection des journalistes, 39 journalistes, dont Antuna García, ont été tués depuis 1992. La SIP indique que huit autres journalistes ont été assassinés au Mexique cette année.

Une autre journaliste de l'État de Veracruz a reçu des menaces de mort, qu'elle croit venir de dirigeants de syndicats locaux, rapporte le CEPET. María de los Ángeles González Hernández, une chroniqueuse du journal « Política » et du quotidien en ligne « Al calor político », rapporte que, depuis le 22 octobre, elle a reçu sept courriels la menaçant, elle et sa famille. Elle croit que ces menaces sont le résultat d'une chronique qu'elle a publiée dans laquelle elle décrit une victoire de travailleurs indépendants qui ont défait un délégué syndical dans une lutte au sujet d'une convention collective.

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