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Un rédacteur est tué; un reporter est enlevé

Un journaliste mexicain qui traitait de la corruption dans la politique locale a été assassiné le 22 décembre 2009, selon ce que rapportent Société interaméricaine de la presse (SIP), l'Observatorio Latinoamericano para la Libertad de Expresión (OLA), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et d'autres membres de l'IFEX. Le journal pour lequel travaillait le reporter avait reçu des menaces de mort ces derniers mois, et son imprimerie a été attaquée par un bombe incendiaire en novembre, dit le CPJ.

Alberto Velázquez López était propriétaire et rédacteur en chef du journal mexicain « Expresiones de Tulum » dans l'État de Quintana Roo. Il collaborait en outre à une station de télévision locale.

Il rentrait chez lui en voiture après une fête de Noël au journal lorsqu'il a été abattu par deux hommes circulant à motocyclette. Il a succombé dans un hôpital de Cancún.

Velázquez López avait écrit plusieurs articles accusant le maire de Tulum de « corruption, mauvaise administration et mépris du public », dit le CPJ. Après avoir reçu des menaces de mort, notamment un appel de menaces provenant du maire, il avait cessé de couvrir la politique locale.

Lors d'un incident distinct survenu le 30 décembre, José Luis Romero, un journaliste qui suivait la scène policière pour l'émission de nouvelles à la radio « Línea Directa » a été enlevé à Los Mochis, dans l'État de Sinaloa, selon ce que rapportent le Centre pour le journalisme et l'éthique publique (CEPET) et d'autres membres de l'IFEX. Six heures après son enlèvement, l'officier qui enquêtait sur cette affaire a lui aussi été abattu, indiquent les membres de l'IFEX.

« Línea Directa » a émis un communiqué dans lequel on indique que l'enlèvement de Luis Romero avait été commis en représailles à son travail de reporter; il était considéré comme un expert du trafic de drogue après des années à couvrir la scène criminelle, disent le CEPET et le CPJ.

Le CPJ rapporte que, depuis 1992, 41 journalistes ont été assassinés au Mexique; la plupart d'entre eux couvraient le crime organisé ou la corruption gouvernementale.

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A Javier Valdez lo mataron por ser periodista. Hace 9 meses. Su caso, como el del 97% de las decenas de periodistas… https://t.co/vb58n0MrJ0