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Un rédacteur est assassiné

Un rédacteur mexicain a été abattu le 29 janvier d'un projectile au visage, selon ce que rapportent le Centre pour le journalisme et l'éthique publique (CEPET), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et d'autres membres de l'IFEX.

Jorge Ochoa Martínez, rédacteur mexicain et éditeur de l'État de Guerrero, a été assassiné après avoir quitté une fête organisée en l'honneur d'un politicien local, rapportent le CEPET et le CPJ. Il était propriétaire de deux journaux à faible tirage : l'hebdomadaire « El Oportuno » et le bihebdomadaire « El Sol de la Costa ». Ochoa Martínez est le troisième journaliste mexicain assassiné cette année.

La situation dans l'État de Guerrero est très dangereuse en raison des affrontements constants entre les cartels de la drogue. Une culture d'impunité s'est installée, qui engendre l'autocensure, dit le CPJ. « Aucun journal ne traite des cartels de la drogue ou de questions comme la corruption dans la police ou chez les fonctionnaires », dit au CPJ un journaliste local, qui connaissait Ochoa Martínez. La famille de ce dernier a cependant déclaré à Reporters sans frontières (RSF) qu'elle « n'écartait pas la possibilité qu'il ait été tué à cause de son travail ».

Les autorités ont négligé de répondre de manière efficace à un certain nombre de menaces dirigées contre les employés des médias par de présumés trafiquants de drogue et, dans certains cas, par des dignitaires locaux, rapporte RSF.

« Les autorités mexicaines doivent briser le cycle de l'impunité qui entoure les assassinats de journalistes et châtier toutes les personnes responsables du meurtre d'Ochoa. La violence a réussi à interrompre le travail de la presse et cause un tort durable à la démocratie mexicaine », dit le CPJ.

La Société interaméricaine de la presse (SIP) se rendra au Mexique la semaine prochaine afin de s'entretenir avec le président Felipe Calderón et des dignitaires d'États au sujet « de la nécessité de réformes juridiques, judiciaires et administratives afin de permettre des efforts coordonnés au niveau national pour combattre la violence et l'impunité, ainsi que des mesures de sécurité et des gestes de protection destinés à renforcer la liberté de la presse. » Au cours des quinze dernières années, la SIP a dépêché 19 délégations internationales au Mexique.

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