RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Un rapport du CPJ indique que la violence contre la presse atteint le niveau d'une crise nationale

Un système judiciaire contrôlé par des criminels a créé un environnement d'autocensure insidieuse, les organes de presse abandonnant le journalisme d'enquête et la couverture au jour le jour de la scène criminelle et de la corruption au Mexique, indique un nouveau rapport du Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Selon le document intitulé « Silence or Death in Mexico's Press » (Silence dans la presse mexicaine, ou c'est la mort), l'impunité systémique s'est enracinée aux niveaux local et d'État.

Vingt-deux journalistes ont été assassinés depuis l'accession au pouvoir du Président Felipe Calderón Hinojosa, en décembre 2006. Au moins huit journalistes ont été tués parce qu'ils avaient couvert des affaires de crime et de corruption. Les journalistes menacés ne reçoivent aucun soutien de la police locale. Les trafiquants de drogue font respecter la censure à coups de menaces, d'agressions et de pourboires, tandis que de nombreux reporters acceptent des pots-de-vin du cartel afin de déformer ou de retenir l'information.

Depuis une décennie, dit le rapport, le système de justice pénale échoue dans plus de 90 pour 100 de ses tentatives pour faire condamner les auteurs de crimes reliés à la presse. Le CPJ a constaté que les procureurs de l'État et la police négligent leur travail, qu'ils recourent à des méthodes illégales, dont la coercition des témoins et la fabrication de preuve.

Le CPJ et d'autres défenseurs de la presse sont en faveur de réformes importantes afin d'inclure dans le code pénal fédéral les crimes contre la libre expression et de rendre les autorités fédérales responsables des enquêtes et des poursuites dans les affaires d'attaques contre la presse.

Dernier Tweet :

Google urged to reject China's censorship demands https://t.co/XC4LHhY2Ox @RSF_AsiaPacificis concerned about the do… https://t.co/3wB3dEojc3