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Les membres de l'IFEX accentuent la lutte pour protéger les journalistes

Le mois dernier, lorsqu'un photographe a été abattu à Ciudad Juárez, la ville pourrie par la drogue, son journal a publié en première page un éditorial dans lequel il offrait de compromettre sa couverture du trafic de la drogue afin de préserver la vie de ses journalistes. C'était un exemple renversant d'autocensure, mais hélas, non pas un exemple isolé. En réponse, les membres de l'IFEX, ces dernières semaines, ont obtenu de rencontrer le Président, ont utilisé YouTube pour faire campagne et, unis, ont pris les choses en main répondre aux besoins en sécurité des journalistes mexicains.

Dans la ville frontalière de Nuevo Laredo, où le gouvernement essaie en vain de faire cesser la guerre de la drogue, les journalistes se font dire de fermer les yeux sur la violence. C'est ce que nous apprend la Société interaméricaine de la presse (SIP), qui vient de rendre publique une nouvelle vidéo de cinq minutes qui met en lumière l'autocensure et l'absence de châtiment pour ceux qui s'en prennent à la presse.

Les personnes qui voient la bande vidéo, « Dans la ligne de tir », pénètrent dans la salle des nouvelles du journal « El Mañana » de Nuevo Laredo, voient les traces laissées par les balles sur le mur contre lequel le reporter Jaime Orozco a été atteint dans le dos, qui l'ont rendu paralytique. Aujourd'hui, les journalistes travaillent sous le slogan, « Aucun reportage ne vaut la peine qu'on meure ». Le documentaire, en espagnol avec sous-titres anglais (au moyen du sous-titrage de Google), s'inscrit dans une série de bandes vidéo qui soulignent la campagne internationale de la SIP pour mettre fin à l'impunité.

La SIP s'est jointe au Comité pour la protection des journalistes (CPJ) afin de porter leurs demandes directement au Président du Mexique Felipe Calderón qui, le 22 septembre, s'est engagé personnellement à mettre en oeuvre un programme pour assurer la sécurité des journalistes à risque et pour faire pression en faveur d'une législation qui ferait un crime fédéral des attaques contre les journalistes. Calderón a déclaré : « Je suis attristé que le Mexique soit considéré comme l'un des endroits les plus dangereux pour la profession ».

Lors d'un forum organisé par la SIP et le CPJ le lendemain au Mexique, forum intitulé « Le Mexique assiégé par le crime organisé », les deux groupes ont déclaré leur intention de continuer à faire pression auprès de Calderón pour qu'il tienne ses promesses, et ont exigé des participants au forum d'en faire autant.

D'après le Centro Nacional de Comunicación Social (Centre national des Communications sociales, CENCOS), la réponse du gouvernement devant l'insécurité grandissante à laquelle sont confrontés les journalistes est à peine perceptible. Il n'a pas non plus de vision reconnaissant que les problèmes de sécurité sont différents pour les hommes et pour les femmes.

Ainsi donc, à l'occasion d'un atelier de deux jours les 9 et 10 septembre, le CENCOS, de même que l'International Media Support et l'Open Society Institute, ont rassemblé un certain nombre de groupes de défense de la libre expression - dont 10 membres de l'IFEX - pour s'attaquer aux lacunes du gouvernement et étudier des moyens de collaborer afin de mieux protéger les journalistes. Entre autres plans, on a envisagé les besoins professionnels et psychologiques des victimes d'agression et la mise sur pied de politiques concernant la couverture des histoires dans les zones qui présentent des risques très élevés.

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