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Une journaliste d'expérience est assassinée

La Société interaméricaine de la presse (SIP), ARTICLE 19 et d'autres groupes membres de l'IFEX rapportent la découverte, le 26 juillet à Veracruz, du cadavre décapité de la journaliste mexicaine Yolanda Ordaz de la Cruz. Journaliste depuis plus de 20 ans, Ordaz de la Cruz couvrait la scène judiciaire et les questions de sécurité. Les membres de l'IFEX demandent au procureur public de faire enquête sur cette affaire et de mettre en place des mécanismes pour protéger ses collègues.

La journaliste avait été enlevée par des hommes armés le 24 juillet. D'après Index on Censorship, elle avait reçu des menaces de mort en rapport avec son travail, qui consistait à couvrir les activités policières pour le compte du principal journal de la ville de Veracruz, « Notiver ».

Pendant plus de 20 ans, elle avait collaboré étroitement avec un autre journaliste du « Notiver », Miguel Ángel López Velasco, chroniqueur bien connu et ancien rédacteur en chef adjoint. López Velasco a été assassiné le 20 juin chez lui avec sa femme et son fils photographe. Ordaz de la Cruz aurait enquêté sur le meurtre de son collègue, dit Index.

Sur le corps de la journaliste se trouvait une note liant son assassinat à celui de López Velasco : « Les amis aussi trahissent. Salutations, Carranza ». Le principal suspect du meurtre de López Velasco est l'ancien officier de la police de la circulation Juan Carlos Carranza Saavedra.

« Ordaz était un de ces journalistes qui courent des dangers à cause de leur spécialité dans la pratique du journalisme. En même temps, on ne peut de toute évidence exclure un lien avec le crime organisé, dans un État où opèrent trois gangs particulièrement craints, les Zetas, le Cartel du Golfe et La Familia de Michoacán », indique Reporters sans frontières (RSF).

Largement reconnu comme l'un des pays les plus dangereux du monde où pratiquer le journalisme, le Mexique continue d'être un endroit difficile pour les femmes journalistes. ARTICLE 19 rapportait en juin que Lydia Cacho, une journaliste d'enquête, championne des droits de la personne et fiduciaire d'ARTICLE 19, avait de nouveau reçu des menaces de mort à cause de sa pratique journalistique. Cacho a reçu des menaces de mort en 2005 après avoir publié un livre dans lequel elle établissait un lien entre les autorités et la pédopornographie. Elle a publié récemment un autre livre, « Serviteurs du pouvoir : Voyage au coeur du trafic des femmes et des filles dans le monde », dans lequel elle désigne nommément des personnages publics liés à des réseaux du crime organisé.

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