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Relaxe de l'assassin présumé d'une journaliste mexicaine

Une journaliste à Mexico lève une édition de la revue Proceso, dédié à la journaliste assassinée Regina Martínez, mai 2012.
Une journaliste à Mexico lève une édition de la revue Proceso, dédié à la journaliste assassinée Regina Martínez, mai 2012.

Ivan_Duff Cuevas Hernandez/Demotix

Reporters sans frontières prend acte de la libération de Jorge Antonio Hernández, dit “El Silva”, faute de preuves de son implication dans l'assassinat de la journaliste Regina Martínez. La peine de trente-huit ans de prison prononcée à son encontre a été révoquée le 8 août 2013 par la Procureure de l'état du Veracruz. Celle-ci a affirmé que les preuves contre “El Silva” étaient insuffisantes, et consistaient essentiellement en un aveu de sa part, qui aurait pu être révélé sous torture.

“Cette affaire n'est toujours pas résolue,” a déploré Reporters sans frontières. “L'enquête doit maintenant être relancée de manière sérieuse, en tenant compte des activités professionnelles de la journaliste, afin d'arrêter les auteurs et les commanditaires de cet assassinat.”

Regina Martínez était journaliste d'investigation pour le journal Proceso, spécialisée dans le narcotrafic et la corruption des autorités. Quelques jours avant son assassinat, elle avait dénoncé l'implication de neuf agents de la police dans un trafic de drogue. Jorge Carrasco, qui travaillait pour le même média, a récemment été la cible d'un attentat alors qu'il enquêtait sur la mort de la journaliste.

Le Mexique est l'un des pays les plus dangereux pour la profession, et compte 88 journalistes tués et 17 autres disparus depuis une décennie. Les crimes contre les journalistes restent trop souvent irrésolus et impunis.

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