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Le CIHRS présente un survol des violations de la libre expression dans le monde arabe

Cette année, la liberté d'expression a subi des assauts incessants dans tout le monde arabe, apprend-on dans un nouveau rapport de l'Institut du Caire pour les études sur les droits de la personne (Cairo Institute for Human Rights Studies, CIHRS). Intitulé « Bastion of Impunity, Mirage of Reform » (Bastion d'impunité, mirage de réforme), le document illustre comment les différents régimes traquent et punissent les défenseurs de la liberté de parole démocratique. Le rapport présente un aperçu troublant de la détérioration des droits de la personne dans le monde arabe. Il révèle la manière systématique dont est écrasée la dissidence, où la torture des journalistes et des militants emprisonnés et le déni d'une application régulière de la loi constituent l'ordinaire.

Le rapport passe en revue les principaux événements survenus dans le domaine des droits de la personne en 2009 dans 12 pays : l'Égypte, la Tunisie, l'Algérie, le Maroc, le Soudan, le Liban, la Syrie, la Palestine, l'Irak, l'Arabie saoudite, Bahreïn et le Yémen.

En Égypte, on constate des attaques générales contre les blogueurs et les militants sur Internet; des dizaines d'entre eux ont été emmenés dans des lieux tenus secrets; certains autres sont détenus depuis plus de deux ans sans jugement. Des dizaines de personnes sont mortes en garde à vue.

Plus de 225 sites web sont bloqués en Syrie. Il n'y a pas de médias indépendants en Arabie saoudite et les blogueurs sont arrêtés de façon tout à fait arbitraire. Les autorités de Bahreïn continuent de bloquer des milliers de sites web politiques, de nouvelles et de revendication. La police effectue au Soudan des raids de nuit contre les quartiers généraux des journaux; et les forces de sécurité censurent le matériel avant que le journal n'aille sous presse.

Un grand nombre d'États répriment la libre expression et les autres droits de la personne au moyen d'outils juridiques, tandis que les organisations et groupes de défense des droits de la personne et de la liberté de la presse sont souvent réduits au silence.

Une réforme législative survenue en Syrie accorde aux forces de sécurité une immunité accrue contre les crimes, ce qui empêche toute reddition de comptes des violations commises. Le service de renseignement militaire de la Syrie emprisonne des dizaines de militants et de défenseurs de la démocratie. En Tunisie, des changements apportés à la loi électorale autorisent la censure et ont contribué à la réélection du président. Selon le CIHRS, « l'État policier autoritaire déchaîne ses attaques contre les militants politiques, les journalistes, les défenseurs des droits de la personne, les syndicalistes et autres activistes de la protestation sociale ».

Au Yémen, les journalistes et les militants qui dévoilent des violations survenues dans la guerre de Sa'ada dans le nord, ainsi que le conflit dans le sud, sont systématiquement enlevés.

Les lois d'urgence servent d'excuses pour limiter les libertés d'expression et d'assemblée. En Algérie, des personnes soupçonnées de terrorisme sont détenues depuis dix ans sans jugement, ou sont traduites devant des tribunaux militaires.

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TODAY: The 11th Gathering in Istanbul for Freedom of Expression will be streamed on this YouTube channel on May 26-… https://t.co/U4SWWoKMKi