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La Journée mondiale de la liberté de la presse au Moyen-Orient et en Afrique du Nord

Envoyez une carte postale au Président de l'Iran, pour demander la libération immédiate et inconditionnelle des journalistes emprisonnés dans le pays depuis les élections de juin 2009 ! La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a souligné le 3 mai par une campagne spéciale pour attirer l'attention sur les dizaines de journalistes iraniens qui restent derrière les barreaux et sur les journaux fermés. Aussi, le bureau de l'Association des journalistes iraniens (Association of Iranian Journalists, AoIJ), une organisation affiliée à la FIJ, est-il scellé depuis août 2009. La FIJ vous presse de faire parvenir une carte postale électronique au Président Mahmoud Ahmadinejad, pour lui demander de libérer tous les journalistes détenus et la réouverture du bureau de l'AoIJ à Téhéran. http://www.ifex.org/international/2010/05/03/wpfd_postcard/

Les journalistes tunisiens étaient en deuil lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse, dit l'Observatoire pour la Défense de la Liberté de la Presse, de l'Édition et de la Création (OLPEC), qui note qu'un certain nombre de journalistes critiques, dont Naziha Rejiba, Slim Boukhdhir et Lotfi Hidouri, étaient dans l'impossibilité de sortir de leur domicile le 3 mai en raison d'une très forte présence policière. L'OLPEC a rendu public un rapport qui résume les nombreuses façons dont la liberté d'expression est violée en Tunisie, notamment la censure de sites web et de blogues, les campagnes de diffamation contre les journalistes et les militants critiques, et l'arrestation et la détention d'autres personnes. Un grand nombre d'attaques ont été dirigées contre les journalistes indépendants et la presse d'opposition lors de la réélection en octobre du Président Zine Abidine Ben Ali, qui a obtenu presque le monopole de la couverture dans la presse pendant la campagne électorale. Selon l'OLPEC, les médias en Tunisie ne sont ni libres ni pluralistes. « En dépit du fait que 306 journaux détiennent officiellement un permis, il n'y a pas un seul journal indépendant en Tunisie; tous les journaux indépendants ont été supprimés en 1990 et pas un seul n'a été autorisé à publier depuis, malgré les efforts répétés de nombre de journalistes. »
http://www.olpec-marsed.org/fr/News-sid-Les-journalistes-tunisiens-celebrent-dans-le-deuil-la-liberte-de-la-presse--27.html

Lors de la mission d'exploration en Tunisie du Groupe d'observation de la Tunisie (TMG) la semaine dernière et cette semaine, le chef de la mission, Amadou Kanoute, d'ARTICLE 19 a pris la parole à une table ronde organisée par l'hebdomadaire d'opposition « El Mawkif » pour marquer la Journée mondiale de la liberté de la presse. Bien que de nombreux journalistes aient été empêchés d'assister à la table ronde, au moins 50 personnes étaient présentes à l'événement de lundi, dont des journalistes, des dirigeants politiques, des défenseurs des droits de la personne et des diplomates. Parmi les personnes qui ont pris la parole se trouvait Néji Bghouri, du bureau légitime du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT). La mission du TMG a braqué les projecteurs sur le sort des « journalistes locaux qui ont fait des demandes de fréquences radio pendant plus de 23 ans et qui n'ont reçu aucune réponse, celui des juges limogés et transférés à des centaines de kilomètres de leurs familles pour avoir demandé une marge de manoeuvre afin de s'acquitter consciencieusement de leurs tâches, et des blogueurs dont les sites sont piratés avant d'être eux-mêmes jetés en prison. »

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