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Le journaliste Mostapha Hurmatallah libéré en attendant le verdict de son procès

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières se réjouit de la décision de la cour d'appel de Casablanca d'accepter, le 11 septembre 2007, la demande de mise en liberté provisoire du journaliste d'"Al Watan Al An", Mostapha Hurmatallah.

"Nous nous félicitons que le juge ait enfin accepté de mettre un terme à l'emprisonnement d'un journaliste, une situation qui était inacceptable. Nous espérons maintenant que Mostapha Hurmatallah sera acquitté en appel, c'est la seule issue honorable à ce procès qui a déjà considérablement nui à la situation de la liberté de la presse au Maroc et qui a laissé des traces au sein de la profession", a déclaré Reporters sans frontières.

Lors de la première audience du procès en appel, qui s'est tenue le 11 septembre 2007 à Casablanca, les quatre avocats de la défense se sont succédés à la barre. Ils ont souligné que l'accusation de "recel" ne s'appliquait pas aux deux journalistes, les documents ayant été déjà publiés. Ils ont également rejeté les accusations d'"atteinte à la sécurité de l'État", en insistant sur la seule volonté des deux journalistes de porter à la connaissance de la population marocaine toutes les informations ayant trait à sa sécurité. "La presse ne cache rien, elle révèle tout", a déclaré l'un des avocats lors de l'audience.

Ils ont achevé leur plaidoirie en demandant au juge, une nouvelle fois, la libération du journaliste, arguant que M. Hurmatallah, marié et père d'un enfant, devait être présent aux côtés de sa famille pour le "mois sacré du Ramadan". La requête a été acceptée par le juge.

Mostapha Hurmatallah était incarcéré depuis le 17 juillet, date à laquelle lui et son rédacteur en chef, Abderrahim Ariri, avaient été interpellés, après la publication d'un dossier intitulé "Les rapports secrets derrière l'état d'alerte au Maroc".

Poursuivis pour "recel de documents obtenus à l'aide d'un crime" (art. 571 du code pénal), ils avaient été respectivement condamnés, le 15 août, à huit mois de prison ferme et six mois de prison avec sursis par le tribunal de première instance de Casablanca.

Le verdict du procès en appel sera rendu le 18 septembre.

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