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La police agresse quatre journalistes couvrant des manifestations

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières condamne les brutalités policières dont ont été victimes quatre journalistes couvrant différentes manifestations. "Les journalistes doivent pouvoir travailler en toute sécurité sans craindre les matraques de la police", a déclaré Reporters sans frontières.

Le 12 avril 2008, Mounir El-Ktaoui, de l'hebdomadaire arabophone "Al Watan Al An", Mustapha Bekkali, correspondant de la chaîne britannique BBC, et Mohamed El-Hamraoui, de l'hebdomadaire "La Gazette du Maroc", ont été frappés par des policiers qui dispersaient des manifestants rassemblés pour dénoncer la hausse du prix des denrées devant le Parlement à Rabat. Contacté par Reporters sans frontières, Mounir El-Ktaoui a dénoncé les "méthodes musclées de la police". "J'ai été violemment repoussé par cinq agents qui ont tenté de m'arracher mon appareil photo. J'avais beau leur dire que j'étais journaliste, ils n'ont rien voulu entendre et ont continué à me frapper", a déclaré le collaborateur d'"Al Watan Al An".

D'autre part, le 9 mars, le journaliste indépendant Abdelilah Abbad a été malmené par le préfet de police de la ville de Tanger (260 km au nord de Rabat) alors qu'il prenait des clichés d'une manifestation non autorisée en solidarité avec le peuple palestinien. Des agents de police lui ont confisqué son appareil et effacé ses photos. "Ils m'ont immobilisé en me tordant les bras et le cou pour me retirer mon appareil photo", a déclaré Abdelilah Abbad à Reporters sans frontières. Le journaliste a ajouté avoir déposé plainte pour "coups et blessures" contre le préfet Mohamed Ouhachi.

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