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Le directeur d'un hebdomadaire local assassiné car il était un "journaliste" et "pahadi"

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières déplore l'assassinat du journaliste Pushkar Bahadur Shrestha, le 12 janvier 2008, à Birgunj (Sud), par le groupe armé Janatantrik Tarai Mukti Morcha, dirigé par Jwala Singh. Cette milice, qui prétend défendre les populations du Sud, a revendiqué l'homicide d'un homme qu'ils ont qualifié de "journaliste" et "pahadi", c'est-à-dire originaire des régions montagneuses.

"Le meurtre de Pushkar Bahadur Shrestha illustre tragiquement la violence qui touche les civils, et notamment la presse, en raison des affrontements ethniques dans le Sud. Les espoirs d'apaisement pour 2008 semblent s'amenuiser au regard de l'incapacité des autorités de mettre fin à ces violences répétées", a déclaré Reporters sans frontières, dont le correspondant au Népal a participé à une mission d'enquête sur l'assassinat de Pushkar Bahadur Shrestha.

La mission internationale pour la liberté de la presse au Népal, à laquelle participe Reporters sans frontières, se trouve actuellement au Népal. Une délégation s'est rendue à Birgunj pour enquêter sur les circonstances de la mort du journaliste.

Pushkar Bahadur Shrestha, rédacteur en chef des hebdomadaires locaux "Highway Weekly" et "New Season", a été abattu par un tir dans le dos, le 12 janvier dans la soirée, alors qu'il se trouvait en compagnie de son frère, dans une petite ville près de Birgunj (Sud), à la frontière avec l'Inde. Il a été tué le jour de la publication d'un numéro de "Highway Weekly".

Un homme se présentant comme un responsable local du Janatantrik Tarai Mukti Morcha a appelé des correspondants de la presse népalaise à Birgunj pour revendiquer l'assassinat, au motif qu'il était "pahadi" et "journaliste". Le groupe a promis de poursuivre les actes de violences tant que l'un de leurs chefs, Tulasi Das, ne serait pas libéré.

Ancien comptable à la retraite, âgé de 57 ans, Pushkar Bahadur Shrestha était entré dans le journalisme deux ans auparavant, aux côtés de son gendre, Sashi Bichitra, qui est éditeur et rédacteur en chef de "Highway Weekly". Ce dernier a affirmé que son beau-père n'avait pas reçu de menaces avant d'être assassiné. Le journaliste était marié et père d'un fils et de trois filles.

En 2007, les violences contre les journalistes ont dramatiquement augmenté dans les zones où les groupes armés se réclamant des Madhesi, les populations du Sud, ont lancé des mouvements de protestation. Le Janatantrik Tarai Mukti Morcha s'est illustré dans plusieurs dizaines d'affaires d'agressions et de menaces depuis sa création en août 2006.

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