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RSF note une forte dégradation des conditions de travail pour les journalistes

(RSF/IFEX) - Le 18 août 2011 - Depuis le début de l'année 2011, Reporters sans frontières a constaté une recrudescence des agressions et des menaces à l'encontre des professionnels des médias au Népal. Si la situation semblait s'améliorer en 2010, l'instabilité politique et le regain d'activités de plusieurs partis politiques et groupes armés mettent en péril la sécurité des journalistes, en particulier hors de Kathmandou, et portent atteinte à la liberté de la presse.

"Certains dirigeants politiques fournissent une protection politique à ceux qui menacent et attaquent des journalistes et des médias. L'incapacité du gouvernement à traduire en justice Parshuram Basnet, chef de la Youth Force, affilié au Parti communiste du Népal, parti de l'ex-premier ministre Jhala Nath Khanal, qui est accusé d'être à l'origine du passage à tabac du journaliste Khilanath Dhakal à Biratnagar, favorise un climat d'impunité qui remet en cause les acquis des derniers mois en matière de respect de la liberté de la presse. Des membres des autorités, dont le surintendant adjoint de la Police (DSP) lui-même, ont dû être relevés de leur fonction au sein de la police de Morang après avoir facilité la fuite de Parshuram Basnet et de ses complices," a déclaré Reporters sans frontières.

"Le gouvernement népalais doit prendre des mesures contre toute collusion entre des représentants de l'Etat et des personnes recherchées par la justice. Il doit surtout assurer la protection des journalistes, en particulier face aux groupes qui agissent à des fins politiques," a ajouté l'organisation.

Attaques physiques :

Le 11 août dernier, dans le district de Sankhuwasabha (Est), Kishor Budhathoki, journaliste du Himalayan Times et du quotidien Annapurna Post, a été brutalement attaqué à son domicile par dix individus armés, menés par Vikas Rai, criminel notoire dans la région, selon la police.

Ce dernier a été grièvement blessé à la tête, aux jambes et aux mains. Il a été transporté à l'hôpital Nobel Medical College à Biratnagar pour y être soigné. Les médecins ont déclaré que l'état de santé du journaliste était critique.

Cette attaque ferait suite à un reportage sur les violences domestiques, diffusé sur la station de radio Khandbari FM, dans lequel le journaliste dénonçait les violences exercées par Vikas Rai contre des femmes.

Six équipes constituées de membres de la police népalaise et de la force de police armée (Armed Police Force - APF) seraient chargées de rechercher et d'arrêter les coupables, toujours en fuite. L'officier en chef du district de Sankhuwasabha, Kailashnath Kharel, a déclaré que "tous les partis politiques du district ont exprimé leur volonté d'aider les autorités à arrêter les attaquants qui sont encore en liberté."

Le 6 août 2011, à Kathmandou, Manoj Ghimire, journaliste du quotidien national Rajdhani, a été violenté par l'inspecteur de police Hari Bashyal alors qu'il couvrait un événement sportif. Il s'est ensuite vu empêcher d'accéder au stade par des agents de sécurité.

Quatorze journalistes ont également été malmenés, le 19 juin 2011, dans le district de Chitawan. Lors d'une rencontre informelle entre des employés du péage routier d'Aaptari et les journalistes dans les locaux de la police, les employés ont perdu patience face aux journalistes qui leur ont demandé des explications sur des ponctions d'argent illégales levées par ces derniers aux péages. Les employés ont présenté par la suite leurs excuses aux journalistes.

Un groupe non identifié a jeté dans un ravin Bimal Hamal et Suman Malla, journalistes basés dans le district de Mugu (région du Moyen-Ouest), le 2 juin 2011. Le même jour, Rajendra Awasthi, rédacteur en chef du quotidien local Angel Times, a été blessé au cours d'une agression menée par trois membres non identifiés d'un gang, à Mahendranagar (Extrême-Ouest).

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