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LE JOURNALISTE MOUSSA KAKA EST LIBÉRÉ

Les membres de l'IFEX saluent la remise en liberté provisoire de Moussa Kaka, un reporter local de Radio France Internationale (RFI) et de Reporters sans frontières (RSF), libéré après plus d'un an de prison sur la foi d'accusations de collaboration avec les rebelles du nord du Niger.

Le 7 octobre, un tribunal d'appel du Niger a ordonné la remise en liberté de Kaka et a réduit les chefs d'accusation portés contre lui. Kaka, qui est également directeur de la station privée « Radio Saraounia », avait été arrêté en septembre de l'an dernier et inculpé de collusion avec les rebelles touaregs qui mènent une guerre de guérilla dans le nord du Niger, région productrice d'uranium.

Kaka doit maintenant répondre à des accusations moindres d'atteinte à « l'intégrité du territoire national », ce qui pourrait lui valoir jusqu'à cinq ans de prison. Aucune date n'est prévue pour le nouveau procès.

« Je suis soulagé et je tiens à remercier tous ceux qui ont pensé à moi au cours de la dernière année », a-t-il déclaré à RSF après avoir été relâché.

Kaka a toujours nié les accusations portées contre lui, arguant que ses contacts avec le Mouvement du Niger pour la Justice (MNJ), l'organisation rebelle touareg, étaient établis dans le cadre de son travail de journaliste.

Il avait d'abord été accusé de « complicité de complot contre l'autorité de l'État », un crime passible de la prison à vie.

RFI et certains membres de l'IFEX ont mené des campagnes de grande envergure pour inciter le Niger à relâcher Kaka. Une pétition organisée par RSF a reçu les signatures de militants très connus, celles notamment des musiciens Youssou N'Dour et Tiken Jah Fakoly. Lors de la Journée mondiale de la liberté de presse, en mai, l'Union des journalistes d'Afrique de l'Ouest (UJAO) a organisé des actions de solidarité à travers l'Afrique de l'Ouest pour marquer le septième mois de détention de Kaka. La Fondation pour les médias en Afrique de l'Ouest (MFWA) a continuellement fait parvenir des mises à jour sur cette affaire.

D'après Reuters, le gouvernement du Niger, qui qualifie les rebelles du MNJ de bandits et de trafiquants de drogue, a strictement interdit aux journalistes étrangers de se rendre dans le nord, où des combats sporadiques et des embuscades ont fait depuis le début de l'an dernier au moins 200 morts chez les rebelles et coûté la vie à 70 soldats gouvernementaux. Plusieurs reporters étrangers ont été arrêtés et déportés parce qu'ils ne se sont pas pliés à cet interdit.

Le MNJ déclare qu'il se bat pour avoir plus d'autonomie et une plus grande part de la richesse minérale de la région nord pour les Touaregs et autres peuples nomades.

Consulter les sites suivants :
- RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=28842
- Fondation pour les médias en Afrique de l'Ouest : http://www.mediafound.org/
- UJAO : http://www.ujaowaja.org/
- Comité pour la protection des journalistes : http://tinyurl.com/52tdnt
- Fédération internationale des journalistes : http://tinyurl.com/3wll3l
- Page de l'IFEX sur le Niger : http://www.ifex.org/fr/content/view/full/522/
- Reuters : http://africa.reuters.com/top/news/usnJOE4960M7.html
(8 octobre 2008)

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