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La loi sur la liberté d'accès à l'information est une victoire pour la démocratie

Les journalistes du Nigéria ont rencontré le MRA lors d’un forum en 2010 pour discuter du statut de la loi sur la liberté d’accès à l’information.
Les journalistes du Nigéria ont rencontré le MRA lors d’un forum en 2010 pour discuter du statut de la loi sur la liberté d’accès à l’information.

MRA

Le Président du Nigéria Goodluck Jonathan a ratifié une loi sur la liberté d'accès à l'information, qui donne au Nigérians la capacité et les moyens de déterrer des faits, de combattre la corruption et de forcer les officiels et les institutions à rendre des comptes. Les groupes de la société civile du Nigéria, dont le groupe Media Rights Agenda (MRA), qui est membre de l'IFEX, se sont battus pendant des années pour institutionnaliser la transparence et la reddition de comptes.

Le Jonathan a ratifié la nouvelle loi le 29 mai, veille de son assermentation et du début de son premier mandat à titre d'élu.

Le MRA défend l'adoption de cette loi depuis 12 ans. « La ratification de la loi d'accès à l'information constitue la manifestation la plus éloquente qu'il y ait jamais eu du pouvoir de la société civile quand elle collabore afin d'influer sur la politique publique et de mettre en oeuvre des réformes », a déclaré le directeur général du MRA, Edetaen Ojo. « Nous sommes déterminés à poursuivre nos efforts concertés afin de nous assurer que la nouvelle loi atteint son objectif ultime, à savoir faire travailler le gouvernement pour le peuple. »

Aux termes de la nouvelle loi, les institutions qui dépensent des fonds publics devront divulguer les faits concernant leurs opérations et leurs dépenses, et les citoyens auront le droit d'accéder aux informations concernant leurs activités. Les lanceurs d'alerte qui rapportent des écarts de conduite de leurs employeurs ou d'organisations seront protégés des représailles. La loi contient en outre des dispositions qui visent à répondre aux besoins en information des demandeurs illettrés et handicapés. De plus, la loi accorde aux organismes gouvernementaux une semaine pour produire les renseignements demandés et fait de la destruction des documents un délit criminel.

« La nouvelle loi modifiera profondément la façon dont fonctionne le gouvernement au Nigéria. Nous pouvons maintenant utiliser l'oxygène de l'information et de la connaissance pour insuffler du dynamisme dans la gouvernance. Ce ne sera plus « business as usual », dit Maxwell Kadiri, conseiller juridique associé à l'Initiative Justice de l'Open Society.

Le projet de loi avait d'abord été déposé en 1999. En 2007, le projet de loi a été approuvé par l'Assemblée nationale, mais l'ancien Président Olusegun Obasanjo avait refusé de le ratifier avant la fin de son mandat, avait rapporté à l'époque ARTICLE 19.

Plus tôt cette année, lorsque l'avant-projet de loi a été approuvé, ARTICLE 19 avait émis le commentaire suivant : « Après plus d'une décennie de revendications et de lutte, les organisations de la société civile nigériane peuvent maintenant tirer de cet événement déterminant un sentiment de confort et de réussite. » Le Nigéria est le deuxième pays d'Afrique de l'Ouest, après le Libéria, à posséder une Loi sur l'accès à l'Information.

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