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Un journaliste de la télévision abattu par une secte islamique notoire

Un journaliste a été abattu devant chez lui par des militants de la secte islamique radicale Boko Haram, selon ce que rapportent le Media Rights Agenda (MRA), Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Un homme armé circulant en voiture en compagnie de deux autres individus a ouvert le feu à bout portant sur Alhaji Zakariya Isa au moyen d'un fusil mitrailleur Kalachnikov le 22 octobre à Maiduguri, État de Borno, dans le nord-est du Nigéria, selon ce que rapportent les membres de l'IFEX. D'après le MRA et le CPJ, les assaillants ont expressément demandé qui était Isa, reporter et cameraman auprès de la Commission de Télévision du Nigéria (Nigeria Television Authority, NTA).

Selon le MRA, le groupe militant Boko Haram a menacé un certain nombre de journalistes pour des actions qu'il estime offensantes pour le groupe, comme de citer des gens qui affirment faire partie de la secte mais qui ne sont pas des membres officiels. RSF rapporte que certains journalistes qui couvrent le mouvement Boko Haram, qui veut instaurer la charia dans le nord du Nigéria, sont également harcelés par des officiels de la sécurité en quête de renseignements.

L'Agence France Presse (AFP) rapporte que Boko Haram a justifié cette brutale agression dans une déclaration transmise par courriel dans laquelle il disait que le journaliste transmettait aux agences de sécurité des renseignements sur les activités du groupe. D'après l'AFP, il n'y a aucune preuve suggérant que Zakariya, qui était père de deux enfants, était un informateur; les autorités nigérianes nient également cette assertion.

La Fédération des journalistes africains (FJA) prévient que d'autres journalistes pourraient être eux aussi assassinés brutalement si le gouvernement n'instaure pas des mesures concrètes de protection des journalistes. Le CPJ condamne également l'échec des officiels nigérians, qui ne parviennent pas à enquêter convenablement et à rendre des comptes des meurtres passés de journalistes; il invite les autorités à contrer cette tendance.

Le chef des nouvelles du bureau local de la NTA a déclaré au CPJ que trois autres journalistes ont fui la région après avoir reçu des appels téléphoniques de menaces de la part de membres du Boko Haram. Le Boko Haram, dont le nom signifie « l'éducation occidentale est interdite », a revendiqué la responsabilité de nombreux tirs mortels et d'attentats à la bombe au Nigéria, dont l'attentat-suicide survenu en août au quartier général des Nations Unies à Abuja, qui a fait 23 victimes.

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