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Les autorités arrêtent des dizaines de manifestants et d'écrivains

Les autorités ont procédé fin mai à l'arrestation d'au moins 22 manifestants et de neuf militants et écrivains, dans une manœuvre que le Réseau arabe d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human Rights Information, ANHRI) qualifie de « [la répression] la plus vaste depuis des mois, qui a atteint des membres éminents de l'opposition et des journalistes ».

La répression survient au milieu de demandes pressantes de réformes exprimées sur les réseaux des médias sociaux et sur les blogues. On croit que les blogueurs et les écrivains qui figurent parmi les premiers à être arrêtés auraient été visés à cause de ce qu'ils exprimaient en ligne, rapporte Reporters sans frontières (RSF), qui cite divers sites web omanais.

Les premières arrestations ont eu lieu le 31 mai, lorsque trois membres du Groupe omanais pour les droits de la personne (Omani Group for Human Rights) ont été interpellés tandis qu'ils se rendaient interviewer des travailleurs du pétrole en grève. Le groupe de défense des droits maintient une page Facebook et un site web actifs, sur lesquels il documente l'évolution de la situation des droits de la personne dans le pays, selon ce que rapporte Human Rights Watch. Durant la semaine qui a suivi, six autres activistes ont été détenus.

Enfin, le 11 juin, la police a effectué une descente contre un sit-in organisé dans la capitale de Mascate en solidarité avec les écrivains et activistes qui avaient été arrêtés durant les semaines précédentes, arrêtant 22 manifestants, selon ce que rapporte l'ANHRI. Plusieurs des manifestants avaient signé le matin même un appel public exigeant la remise en liberté des neuf activistes.

Parmi les personnes arrêtées au sit-in se trouvent Said Al-Hashemi, écrivain et blogueur bien connu, qui avait auparavant été enlevé et torturé, selon l'ANHRI, et deux défenseurs des droits des femmes qui ont entrepris une grève de la faim pour protester contre leur détention, qui se poursuit, et contre l'absence d'accès à leurs familles et à leurs avocats, indique le Centre du Golfe pour les Droits de la personne (Gulf Center for Human Rights, GCHR).

Plus tôt cette semaine-là, le 4 juin, le procureur public a menacé de prendre « toutes les mesures légales appropriées » contre les activistes qui ont lancé des « appels d'incitation… sous prétexte de liberté d'expression ».

La plupart des personnes arrêtées n'ont pas été formellement inculpées, à l'exception de quelques-uns qui doivent répondre à des accusations d'« incitation à protester ». L'accusation est une allégation de « crime contre la sécurité de l'État » qui se situe hors des limites du code pénal ordinaire, et les peines potentielles ne sont pas rendues publiques, rapporte Human Rights Watch, qui cite un juriste omanais ayant requis l'anonymat.

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