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Un journaliste porté disparu serait détenu par l'armée; deux autres interdits de circuler librement au Baloutchistan

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières demande la libération d'Abdul Latif Gola, correspondant à Jafferabad (province du Baloutchistan, Sud-Ouest) pour le quotidien de langue ourdou "Jang". Il est détenu depuis le 17 juin 2007 par des agents aux ordres du major Ali, un officier de l'armée pakistanaise.

"La détention d'Abdul Latif Gola est totalement arbitraire et injustifiée. On ne devrait pas pouvoir arrêter qui que ce soit sans chef d'inculpation et sans raison. Nous appelons les autorités pakistanaises à tout mettre en oeuvre afin que le major Ali libère Abdul Latif Gola au plus vite," a affirmé l'organisation.

Le 17 juin 2007 vers 1h00 du matin (heure locale), des agents de police et des militaires se sont présentés au domicile d'Abdul Latif Gola. Malik Allah Bakhsh, un officier de police, a indiqué que "le major Ali" voulait interroger le journaliste et lui a ordonné de les suivre.

"Nous sommes très inquiets pour Gola. Il est innocent, on ne sait pas pourquoi ils l'ont emmené," a déclaré l'épouse du journaliste à Reporters sans frontières.

Lorsque la famille a voulu enregistrer la disparition d'Abdul Latif Gola au commissariat de police, les officiers ont indiqué qu'il était absurde de faire une déclaration, étant donné qu'ils avaient eux-mêmes arrêté le journaliste. La famille est sans nouvelles depuis.

Un reporter de Quetta, sous couvert d'anonymat, a déclaré à Reporters sans frontières qu'il était probable que la détention d'Abdul Latif Gola soit liée à ses articles couvrant de récents événements qui ont opposé des nationalistes baloutches aux forces de l'ordre. Abdul Latif Gola est lui-même baloutche.

Par ailleurs, le 15 juin 2007, Nisar Khokhar, correspondant pour la BBC, accompagné d'un journaliste local, s'est vu refuser l'accès au district de Dera Bugti dans la province du Baloutchistan, contrôlée par l'armée pakistanaise. Le correspondant de la BBC s'y rendait afin d'enquêter sur la détention, dans un camp militaire, de sept femmes durant une vingtaine de jours. Les deux professionnels des médias ont été retenus pendant deux heures par les services frontaliers.

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