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Un correspondant du quotidien "Jang" assassiné dans la province du Sind

(RSF/IFEX) - RSF est horrifiée par l'assassinat, le 23 novembre 2007, de Zubair Ahmed Mujahid, correspondant du journal "Jang" dans le district de Mirpur Khas, dans la province du Sind (Sud). "Mon frère a été tué pour ses articles critiques, notamment sur la situation des pauvres dans notre région", a déclaré le frère aîné du journaliste à RSF.

"Nous appelons les autorités fédérales et provinciales à mettre en place au plus vite une équipe d'enquêteurs pour arrêter les assassins et identifier leurs commanditaires. Si une fois encore l'impunité prévaut dans l'assassinat d'un journaliste engagé et courageux comme Zubair Ahmed Mujahid, c'est toute la profession qui se sentira encore plus menacée. Ce tragique incident est une nouvelle preuve de l'incapacité des autorités à garantir la sécurité des journalistes", a affirmé RSF.

Mujahid est le sixième journaliste pakistanais tué depuis le début de l'année 2007. Après l'Irak et la Somalie, le Pakistan est devenu le pays le plus dangereux pour les professionnels de l'information.

Le 23 novembre dans la soirée, Mujahid a été abattu d'une balle dans le ventre, tirée par un inconnu circulant à moto. Il est mort sur le coup. Le journaliste rentrait chez lui en voiture en compagnie de Wahid Hussain, vice-président du Club de la presse de Mirpur Khas.

Correspondant expérimenté du quotidien national "Jang", Mujahid écrivait une rubrique hebdomadaire "Crimes et châtiments" dans laquelle il mettait souvent en cause des propriétaires terriens et des policiers. Suite à l'un de ses articles sur les mauvais traitements subis par des membres d'une basse caste de la part de propriétaires, la Cour suprême avait même ordonné l'arrestation des suspects. Une autre de ses enquêtes avait conduit la justice à arrêter des policiers locaux impliqués dans des violences contre des villageois.

"Notre famille n'a pas de conflits familiaux (. . .) Mon frère publiait des articles sur le sort des pauvres qui visaient bien entendu les gens influents", a expliqué Muhammad Iftikhar. La famille a déposé une première plainte, mais sans citer de possibles suspects. La police n'a pour l'instant arrêté aucun suspect.

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