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UN JOURNALISTE QUI AVAIT ÉTÉ ENLEVÉ EST TUÉ DANS UN RAID AÉRIEN

Un journaliste local retenu captif par les talibans a été tué la semaine dernière dans un raid aérien contre un repaire de militants situé dans la vallée de Swat, au Pakistan, rapportent la Fondation de la presse du Pakistan (Pakistan Press Foundation, PPF) et d'autres membres de l'IFEX.

Abdul Aziz Shaheen, journaliste aux quotidiens locaux « Azadi » et « Khabarkar » de Swat, dans la Province frontalière du Nord-Ouest, figure au nombre des 25 personnes qui ont perdu la vie le 29 août dans une frappe aérienne menée par les forces gouvernementales contre une cachette de talibans, où il était retenu captif.

D'après la PPF, Shaheen s'était rendu dans la vallée de Swat pour savoir qui était responsable de l'incendie de sa voiture une semaine auparavant. Les talibans ont enlevé Shaheen le 27 août et l'ont enfermé dans une prison privée talibane, indique la PPF, parce qu'ils étaient irrités de ses reportages sur leurs activités.

Selon le Syndicat fédéral des journalistes du Pakistan (Pakistan Federal Union of Journalists, PFUJ) le gouvernement ne prend pas au sérieux la sécurité des journalistes, surtout dans les zones tribales. Les journalistes reçoivent des menaces de mort, quelques-uns ont même reçu des lettres d'avertissement qui les enjoignent de quitter la région.

Reporters sans frontières (RSF) souligne que les dangers pour les journalistes s'accroissent dans la vallée de Swat, ainsi que dans les zones tribales attenantes de Bajaur et du Waziristan du Nord. À la suite d'une récente offensive militaire à Bajaur, presque tous les journalistes locaux, de même que des dizaines de milliers de civils, ont quitté la région pour échapper aux combats. Les journalistes qui travaillent pour des agences de nouvelles et des médias étrangers sont interdits depuis le 26 août au Waziristan du Nord, rapporte RSF.

La Fédération internationale des journalistes (FIJ) appuie le rejet par le PFUJ des appels lancés par le ministre de l'Information du Pakistan, Sherry Rahman, qui demandait aux médias de ne pas rapporter les déclarations émanant d'organes illégaux. « Les médias n'existent pas pour glorifier les soi-disant militants ou autres, mais pour rapporter honnêtement la situation sur le terrain », dit la FIJ. « Les journalistes pakistanais, comme leurs collègues dans le monde, doivent être libres de couvrir les activités des groupes comme al-Qaïda. Les gens ont le droit de savoir ce qui se passe et toute forme de censure ne fait qu'empirer les choses. »

Consulter les sites suivants :
- PPF : http://tinyurl.com/64yxd6
- FIJ : http://tinyurl.com/6hrudy
- RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=28376
- PFUJ : http://tinyurl.com/6zbbxg
(3 septembre 2008)

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