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LES JOURNALISTES COURENT DES RISQUES DANS LES RÉGIONS FRONTALIÈRES

La Fondation de la presse du Pakistan (Pakistan Press Foundation, PPF), la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et d'autres membres de l'IFEX font part de leur grave inquiétude devant la détérioration de la sécurité dans les zones frontalières du Pakistan.

La semaine dernière, deux journalistes ont été blessés par balles à Peshawar, la capitale de la Province frontalière du Nord-Ouest, région agitée du Pakistan, tandis qu'ils revenaient d'une entrevue avec un commandant taliban près du défilé de Khyber.

Sami Yousafzai, correspondant spécial du magazine « Newsweek » dans la région et reporter local de CBS News, et Yatsukura Motoki, correspondant en chef à Islamabad du quotidien japonais « Asahi Shimbun », sont dans un état stable. Leur chauffeur a aussi été touché par des projectiles.

D'après le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), on ne sait pas exactement si les journalistes ont été attaqués à cause de leur travail ou s'ils ont été les cibles d'un gang criminel cherchant à obtenir une rançon.

La Province frontalière du Nord-Ouest, ainsi que les Zones tribales sous administration fédérale qui leur sont contiguës, ont été ces dernières semaines le théâtre d'un certain nombre d'attentats contre des journalistes, des étrangers et des responsables gouvernementaux.

Le 11 novembre, une journaliste pigiste canadienne et éditrice du site web « Jihad Unspun », Khadija Abdul Qahaar, ainsi que son interprète et guide pakistanais ont été enlevés tandis qu'ils se déplaçaient dans le district de Bannu, indiquent le CPJ, la PPF et la FIJ. Selon la PPF, les anciens des tribus négocient la libération de Qahaar et de ses collègues.

« La région frontalière pakistano-afghane est instable depuis longtemps, mais la violence qui y règne se répand sans cesse dans les autres régions du Pakistan », dit le CPJ. « Les journalistes de la région mettent en garde depuis longtemps contre l'absence de sécurité et les menaces auxquelles ils font face de tous les côtés - des talibans et des combattants d'al-Qaïda, des barons de la drogue, des trafiquants de canons, des bandes criminelles et même du gouvernement pakistanais. Pour les journalistes, comme pour tous les autres à Peshawar, la situation va de mal en pis. »

Lors d'un incident séparé, le reporter Abdul Razzaq Johara, de « Royal TV » et du quotidien « Sahafat », a été tué à Mianwali, au Punjab, le 3 novembre - le lendemain du jour où il avait présenté un reportage sur le trafic de drogue, selon ce que rapportent la PPF, la FIJ et Reporters sans frontières (RSF). D'après RSF, la police locale a déclaré avoir arrêté plusieurs suspects, bien que cinq autres suspects courent toujours.

En réponse à un appel du Syndicat fédéral des journalistes du Pakistan, affilié à la FIJ, et de la Confédération des employés de journaux de tout le Pakistan (All Pakistan Newspaper Employees Confederation), les journalistes ont manifesté le 12 novembre dans tout le Pakistan pour protester contre les derniers meurtres de leurs collègues et pour presser les autorités d'en pourchasser les responsables.

Consulter les sites suivants :
- PPF : http://www.pakistanpressfoundation.org
- FIJ : http://tinyurl.com/5q3tue
- CPJ : http://tinyurl.com/5ohryy
- RSF : http://www.rsf.org/article.php3?id_article=29285
- Page de l'IFEX sur le Pakistan : http://tinyurl.com/23z96j
(19 novembre 2008)

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