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Un caméraman et un reporter tués dans des attentats suicides

Des personnes déplacées font la queue en 2009 dans la province frontalière du Nord-Ouest du Pakistan. La semaine dernière, deux journalistes ont été tués dans une vague d’attentats suicides orchestrée par des insurgés.
Des personnes déplacées font la queue en 2009 dans la province frontalière du Nord-Ouest du Pakistan. La semaine dernière, deux journalistes ont été tués dans une vague d’attentats suicides orchestrée par des insurgés.

via IPI

Dans une série de féroces attentats suicides, deux journalistes pakistanais ont été tués la semaine dernière dans le nord-ouest du Pakistan, selon ce que rapportent la Fondation de la presse du Pakistan (PPF) et d'autres groupes membres de l'IFEX. Les journalistes sont souvent victimes d'attentats commis par les insurgés et ne reçoivent pas des autorités une protection suffisante.

Le 16 avril, le caméraman Malik Arif, de Samaa TV, a été tué et cinq autres journalistes ont été blessés dans un attentat commis contre un hôpital de Quetta, la capitale du turbulent Baluchistan. Au moins huit personnes ont perdu la vie et beaucoup d'autres ont été blessées. Quetta constitue une base d'opérations des talibans et d'autres groupes qui se battent en Afghanistan, mais on constate aussi un accroissement de la violence entre chiites et sunnites au Pakistan même.

Les journalistes couvraient une manifestation chiite après la tentative d'assassinat d'un gérant de banque local chiite bien en vue, qui avait été transporté à l'hôpital un peu plus tôt le même jour. « Lorsque tous les amis de l'homme d'affaires et tous les journalistes se furent rassemblés à l'hôpital, un kamikaze est arrivé, a ouvert le feu et s'est fait exploser au milieu de la foule », a déclaré à Reporters sans frontières (RSF) le journaliste Malik Siraj, basé à Quetta. Quelques-uns des journalistes blessés ont continué à couvrir la situation à partir de la région.

Et le 17 avril, le reporter Azmat Ali Bangash a été tué, en même temps qu'au moins 41 autres personnes, lorsque deux kamikazes se sont fait exploser dans une foule de personnes déplacées qui recevaient du ravitaillement de secours. Bangash couvrait la distribution de nourriture dans un camp de réfugiés près d'Orakzai, dans les Zones tribales sous administration fédérale, près de la frontière afghane.

Bangash travaillait pour la Télévision pakistanaise (PTV), Samaa TV et l'agence de nouvelles Associated Press of Pakistan (APP). D'après un reporter local, Bangash avait reçu récemment des menaces de mort de la part de militants parce qu'il avait couvert la mort du chef taliban Hakimullah Mehsud, qui a péri dans un tir de drone.

Dans un incident distinct survenu le 14 avril, environ 10 individus armés ont tenté d'enlever Imran Khan, reporter à la chaîne de nouvelles « Din » et à l'agence de nouvelles NNI, à son domicile de Khar, une ville située dans la région de Bajaur, selon ce que rapportent la PPF et RSF. Des militants locaux revêtus d'uniformes militaires ont blessé par balles Khan et sa soeur.

Plusieurs journalistes ont quitté récemment la région de Bajaur après avoir reçu des menaces de mort des insurgés, rapporte RSF. En février, des insurgés ont forcé Radio Pakistan, qui appartient à l'État, à cesser de retransmettre des émissions en langue pachtoune produites par la station de radio « La Voix de l'Amérique », qui appartient au gouvernement des États-Unis, en menaçant de faire sauter les installations de Radio Pakistan parce qu'elle diffusait de la « propagande » américaine.

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