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Deux travailleurs des médias tués dans un attentat à la bombe; un journaliste est enlevé et torturé

Un kamikaze a fait exploser la charge qu'il portait dans une procession de chiites à Quetta, au Pakistan, le 3 septembre, provoquant le chaos, tuant deux travailleurs des médias et blessant huit autres journalistes, rapportent la Fondation de la presse du Pakistan (PPF), la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Au moins 64 personnes ont été tuées et 185 autres blessées. Dans un épisode distinct survenu le 4 septembre à Islamabad, un journaliste critique du gouvernement a été enlevé et torturé.

Des individus qui participaient au rassemblement d'Al-Quds pour manifester leur appui aux Palestiniens, ont été pris de panique et ont commencé à tirer immédiatement après l'explosion. Des manifestants en colère ont ouvert le feu sur les équipes des médias. Un chauffeur d'Aaj News TV, Muhammad Sarwar, a été atteint par un projectile et est mort sur le coup. Un cameraman de Samaa TV, Aijaz Raisani, a été blessé dans l'explosion et a aussi subi deux blessures par balle; il a succombé le 6 septembre. Huit autres reporters et cameramen ont été blessés. Des journalistes présents ont déclaré que certains de leurs collègues ont été blessés par l'explosion tandis que d'autres l'ont été par des tirs de certains manifestants. Il y a eu également des affrontements avec la police, tandis que des voitures et des motocyclettes ont été incendiées.

Le Syndicat fédéral des journalistes du Pakistan (Pakistan Federal Union of Journalistes, PFUJ) a souligné que les travailleurs des médias n'avaient pas la formation pour travailler dans un environnement potentiellement meurtrier, et qu'aucun d'eux n'avait reçu d'équipement de protection.

Le lendemain, Umer Cheema, un reporter d'enquête du quotidien en langue anglaise « The News », était enlevé à Islamabad par douze hommes portant l'uniforme de la police. On lui a passé les menottes et mis un bandeau sur les yeux, il a été emmené dans un lieu inconnu, dévêtu, passé à tabac et pendu par les pieds. Ses ravisseurs l'ont averti de cesser d'écrire à propos du gouvernement et menacé de cibler son collègue, le rédacteur Ansar Abbasi.

Le journal « The News » a une position fortement critique à l'égard du Président Asif Ali Zardari, et ses journalistes sont souvent la cible d'attaques, dit RSF. Le gouvernement a retiré la publicité de l'État de l'ensemble du groupe de médias Jang, propriétaire de « The News ».

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