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Le fils d'un journaliste enlevé

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières apporte son soutien à la demande du rédacteur en chef de l'agence de presse Sana News, Shakil Turabi, d'obtenir des autorités une enquête rapide et exhaustive sur la disparition de son fils Hasan. Le journaliste soupçonne les services secrets militaires pakistanais d'être impliqués dans l'enlèvement de Hasan Sharjeel, âgé de 18 ans, depuis le 5 janvier 2010. Mais, au mois de juin, une lettre revendiquait l'enlèvement pour des motifs crapuleux, sans pour autant que les contacts indiqués dans cette missive ne débouche sur une piste crédible.

Il est urgent que cette affaire tragique soit résolue et que la vérité éclate, peut importe l'identité des ravisseurs et leurs motifs. Les accusations du journaliste à l'encontre de certains secteurs de l'armée est tellement grave que l'intervention du général en chef Ashfaq Kayani est nécessaire.

Après avoir longtemps supplié les autorités militaires de relâcher son fils, le journaliste a réussi à porter l'affaire devant la Cour suprême qui a ordonné une enquête sérieuse.

Interrogé par Reporters sans frontières, Shakil Turabi a déclaré : "C'est à cause de mes articles. Dans le passé, j'ai été enlevé, puis attaqué, ensuite mon fils a été attaqué à son tour, et voilà qu'il se fait enlever". Le journaliste affirme que des sources au sein de l'armée lui ont confirmé que son fils est détenu par les services secrets pakistanais. Il serait suspecté d'avoir eu des liens avec un groupe armé impliqué dans l'attaque d'une mosquée qui avait provoqué la mort de chefs militaires et de leurs proches. Dans une interview à la télévision, Shakil Turabi a déclaré : "Je suis sûr à 99 % qu'Hasan est innocent, mais s'il est impliqué dans une activité illégale, qu'il soit jugé et pendu."

Shakil Turabi demande l'aide de la police d'Islamabad pour qu'elle obtienne la libération de son fils s'il est innocent, ou qu'il soit jugé, s'il est coupable d'un quelconque acte illégal.

En effet, en 2007, Reporters sans frontières avait déjà dénoncé les différentes agressions subies par Shakil Turabi pour avoir écrit "contre le gouvernement" :

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