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Le cadavre d'un journaliste est découvert dans la région volatile du Baluchistan

Lala Hameed Baloch
Lala Hameed Baloch

Baloch Unity Conference

Le corps sans vie d'un journaliste disparu le mois dernier dans la province volatile du Baluchistan a été retrouvé la semaine dernière, selon ce que rapportent la Fondation de la presse du Pakistan (Pakistan Press Foundation, PPF), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et Reporters sans frontières (RSF). Le cadavre criblé de balles de Lala Hamid Baloch a été découvert le 18 novembre aux abords de la ville de Turbat, avec une note qui se lisait comme suit : « Cadeau de l'Eïd au peuple baluchis ». D'après la PPF, on a découvert huit autres cadavres à travers la province pendant les trois jours du festival de l'Eïd.

Hamid a disparu le 25 octobre tandis qu'il rentrait chez lui à Gwadar. Les journalistes locaux croient qu'il a été arrêté par des responsables pakistanais de la sécurité, qui mènent une lutte incessante contre les séparatistes armés baluchis.

Hamid travaillait comme reporter et photographe pour les quotidiens « Karachi » et « Tawar »; il était en outre président du Mouvement National baluchis, une organisation politique qui revendique un Baluchistan autonome. Les journalistes locaux affirment que ses reportages critiques sur les autorités pakistanaises et son soutien au mouvement constituent le mobile de son enlèvement et de son assassinat.

Le CPJ rapporte que certains proches d'autres travailleurs politiques et étudiants baluchis qui ont aussi été retrouvés morts affirment que des responsables du gouvernement les visaient à cause de leurs activités politiques.

Des Baluchis enragés ont observé un arrêt complet de toutes les activités dans de nombreux districts du Baluchistan, tandis que le Club de la Presse de Gwadar a marqué trois jours de deuil pour Hamid.

Selon RSF, le Baluchistan « est de loin la région la plus dangereuse du Pakistan pour les médias ». Deux autres journalistes ont été tués dans des incidents distincts survenus dans la capitale provinciale de Quetta au début de l'année, indique le CPJ.

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Today marks 5 years in prison for Egyptian photojournalist and 2018 World Press Freedom Prize laureate @ShawkanZeidhttps://t.co/QJ4eQJmlWP