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Un journaliste en région tribale visé par un attentat à la bombe

Un journaliste d'enquête qui traitait souvent des militants opérant dans les zones tribales du Pakistan a été tué dans la nuit du 10 mai par l'explosion d'une bombe qui lui était apparemment destinée à Peshawar, selon ce que rapportent la Fondation de la presse du Pakistan (Pakistan Press Foundation, PPF) et d'autres groupes membres de l'IFEX.

Nasrullah Khan Afridi a péri lorsqu'un engin contrôlé à distance, qui avait été dissimulé dans sa voiture, a explosé au moment où il quittait le bureau du Syndicat tribal des journalistes (Tribal Union of Journalists, TUJ), où il se rendait fréquemment. Personne n'a revendiqué la responsabilité de l'attentat.

Afridi était correspondant de la Société de Télévision du Pakistan (Pakistan Television Corporation, PTV), administrée par l'État, et collaborait aux journaux « Statesman » et « Mashriq ». Selon la PPF, Afridi avait quitté l'agence Khyber il y a quelques années après avoir reçu des menaces de la part du dirigeant du groupe militant Lashkar-e-Islam (LeI). Le syndicat rapporte qu'il avait, à de nombreuses reprises, signalé les menaces au gouvernement, qui ne lui avait offert aucune protection.

Le Président du Pakistan, Asif Ali Zardari, le premier ministre Syed Yusuf Raza Gilani et le ministre de l'Information Firdous Ashiq Awan ont dénoncé avec vigueur la mort d'Afridi et ordonné une enquête officielle, dit la PPF.

La semaine dernière, lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Zardari a rencontré le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et s'est engagé à obtenir justice pour les journalistes tués dans l'exercice de leurs fonctions. « Nous avons demandé au Président Zardari de faire tout en son pouvoir pour enrayer la croissance du nombre des attentats mortels ciblés contre les journalistes, attentats qui affligent le pays depuis des années », dit le CPJ, qui entend suivre de près l'engagement de Zardari. « Le fait de manquer à son engagement permet aux forces de la violence au Pakistan de déterminer les limites du débat public. »

Depuis l'enquête sur l'enlèvement et l'assassinat du reporter du « Wall Street Journal » Daniel Pearl en 2002, au moins 15 autres journalistes sont morts dans des attentats ciblés au Pakistan, dit le CPJ - huit d'entre eux l'an dernier. Aucun de leurs assassins n'a été traduit en justice.

Zardari a promis d'assurer un suivi à toutes ces affaires, disant que « la protection des journalistes fait partie de mon mandat ».

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Reprieve and Release for two Ugandan journalists. In separate incidents: Top Radio journalist Richard Kasule aka Ka… https://t.co/7JNT9rLgbD