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Les journalistes interdits de se rendre à Abbottabad, dernier lieu de séjour d'Oussama Ben Laden

(RSF/IFEX) - Le 19 septembre 2011 - Reporters sans frontières désapprouve les restrictions persistantes au travail des journalistes à Abbottabad, dans la province de Khyber Pakhtunkhwa (nord), où Oussama Ben Laden à été tué par des forces spéciales américaines, le 2 mai 2011.

Les autorités ont intensifié les restrictions d'accès à Abbottabad pour la presse. Les journalistes internationaux doivent désormais présenter une autorisation spéciale pour se rendre dans cette ville. Les journalistes locaux, qui devraient être autorisés à circuler librement, sont empêchés de faire leur travail pour divers prétextes fallacieux.

"Nous déplorons que toute une ville soit mise en état d'urgence et que les journalistes soient entravés dans leurs déplacements au nom du respect du secret de l'enquête sur la mort d'Oussama Ben Laden. Nous appelons les autorités à garantir aux journalistes la possibilité d'exercer leur profession, indispensable pour le fonctionnement d'une presse libre. Si certaines restrictions d'accès sont nécessaires, une enquête opaque ne peut que poser le doute sur la crédibilité des résultats qui seront donnés au public. Ces interdictions représentent une forme de censure", a déclaré Reporters sans frontières.

Le soir du 13 septembre 2011, Muhammad Ihsan Khan, journaliste travaillant pour une station de radio basée aux Etats-Unis qui émet en langue Pachto, Deewa Radio, a été sévèrement frappé à coups de pieds et de poings par des individus non identifiés près de l'enceinte de la résidence où Oussama Ben Laden à été tué en mai dernier. Le journaliste venait de couvrir une visite de la Commission Abbottabad, commission judiciaire établie par le gouvernement afin d'enquêter sur l'intervention des forces spéciales américaines le 2 mai 2011.

Le 7 septembre 2011, deux journalistes de France 24, Noémie Karine Géraldine LeHouelleur et Olivier Joulie, ont été détenus pendant six heures à la station de police Mirpur et interrogés par la police et des agents du service de renseignement pakistanais (Federal Investigation Agency) pour "avoir voyagé sans documents valides". Olivier Joulie n'était pas en possession d'une autorisation d'accès à Abbottabad. Les deux journalistes étaient près du complexe d'Oussama Ben Laden mais ils prenaient des photos du quartier pour un reportage sur la popularité de la langue française à Abbottabad. Leur matériel a été effacé de leurs caméras et ils n'ont été relâchés qu'à la suite d'excuses écrites.

Un journaliste de China Television, Monsieur Chan, et deux journalistes pakistanais, Saad Gul et Mohammad Bilal, ont été arrêtés par la police, le 8 septembre 2011, alors qu'ils se rendaient au complexe d'Oussama Ben Laden. Les journalistes locaux ont été emmenés à la station de police de Nawan Sher tandis que Monsieur Chan, qui n'était pas en possession d'une autorisation pour séjourner dans la ville, a été invité à quitter Abbottabad.

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