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Un journaliste reçoit des menaces de mort à Gaza; un autre libéré après avoir été interpellé la veille; les familles de deux journalistes détenus à Hébron accusent les autorités d'"extorsion"

(RSF/IFEX) - RSF demande la libération du journaliste Alaa Al-Titi et du cameraman Ossayd Amarneh, d'Al-Aqsa TV, détenus depuis le 5 novembre 2007 à Hébron (30 km au sud de Jérusalem). Les charges retenues contre les deux hommes ne sont pas connues. Dans une autre affaire, Imad Eid, le directeur de l'agence de presse Ma'an a reçu des menaces de mort à Gaza.

"La situation des professionnels des médias ne cesse de se dégrader dans les Territoires palestiniens. La liberté de la presse est malmenée par le Hamas et le Fatah dont les forces de l'ordre interpellent des journalistes sans justification. Comment, dans ces conditions, peuvent-ils continuer à exercer leur profession sans risques? Nous appelons Mahmoud Abbas et Ismaël Haniyeh à faire preuve de discernement et à rappeler à l'ordre les différents services de sécurité palestiniens", a déclaré l'organisation.

Alaa Al-Titi et Ossayd Amarneh ont comparu devant un juge à Hébron (Al-Khalil en arabe) le 20 novembre 2007 sans qu'aucune charge soit retenue contre eux. Leurs familles respectives ont refusé de payer la caution de 12 000 shekels (l'équivalent de 2000 euros) exigée par la justice pour leur libération conditionnelle, accusant les autorités d'"extorsion". Les deux journalistes de la chaîne de télévision Al-Aqsa TV, affiliée au Hamas, ont été arrêtés le 5 novembre après avoir interviewé la famille d'un député du parti islamiste détenu par l'armée israélienne.

Par ailleurs, Mou'taz Al-Kurdi, directeur de la chaîne de télévision Al-Amal, a été libéré le 10 novembre 2007. Le journaliste avait été interpellé la veille à Hébron par les forces de sécurité contrôlées par le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Dans une autre affaire, Imad Eid, directeur de l'agence de presse Ma'an et correspondant de la chaîne de télévision libanaise Al-Manar dans la bande de Gaza, a reçu un appel anonyme sur son téléphone portable le 15 novembre 2007. Son interlocuteur, qui a clairement fait allusion à sa profession, l'a menacé de mort. Joint par RSF, Imad Eid a affirmé avoir déposé plainte à la police. "Je leur ai dit que je craignais pour ma vie, particulièrement au vu des récentes exactions commises dans la bande de Gaza contre un grand nombre de confrères", a-t-il ajouté.

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"These men should face justice in a public courtroom because they are criminals, not soldiers." https://t.co/lyhH8Rr3Qh