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Libération sous conditions d'un cameraman de la chaîne de télévision du Hamas

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières prend acte de la libération, le 8 octobre 2008, d'Ossayd Amarneh, cameraman de la chaîne de télévision Al-Aqsa, propriété du Hamas. Le journaliste a été contraint de signer un document stipulant qu'il devait cesser toute collaboration avec cette chaîne, sous peine d'être de nouveau incarcéré.

"Le droit palestinien me permet d'exercer librement ma profession. A travers la signature de ce document, les services de renseignements m'ont privé de mon droit. Rien ne les empêchera de m'arrêter, chaque fois que mon travail les contrariera", a affirmé Ossayd Amarneh à l'organisation.

"L'acharnement de l'Autorité palestinienne à l'encontre de ce journaliste doit cesser. Il a déjà effectué trois séjours en prison au cours des douze derniers mois pour sa collaboration avec un média appartenant au Hamas. Les conditions de sa libération sont inadmissibles et le privent de son unique moyen de subsistance", a déclaré Reporters sans frontières.

Ossayd Amarneh a été interpellé le 21 septembre 2008 après avoir répondu à une convocation des services de renseignements de l'Autorité palestinienne à Bethléem (Cisjordanie). Avant son incarcération, le journaliste avait été préalablement conduit à son domicile pour une perquisition. L'ordinateur familial, ainsi que des documents de travail, avaient été confisqués. Selon Ossayd Amarneh, les agents des services de renseignements souhaitaient mettre la main sur les images d'une rencontre avec les familles de deux parlementaires du Hamas, détenus dans les prisons israéliennes depuis deux ans, qu'il avait filmée en juin 2008.

Cameraman pour Al-Aqsa TV depuis le 1er janvier 2007, Ossayd Amarneh a indiqué avoir subi de constantes humiliations pendant sa détention. "J'ai été transféré dans trois cellules différentes mais sans jamais avoir accès à la lumière du soleil. Les conditions d'hygiène étaient épouvantables", a-t-il ajouté. Quelques jours avant sa libération définitive, Ossayd Amarneh avait pu bénéficier d'une permission pour fêter avec sa famille l'Aïd al-Fitr, qui marque la fin de la période de jeûne du ramadan.

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