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UN JOURNALISTE CHILIEN EST ASSASSINÉ PAR DES INDIVIDUS EN UNIFORME

Un reporter de la radio chilienne a été abattu au Paraguay la semaine dernière par deux hommes portant l'uniforme militaire, rapportent le Syndicat des journalistes du Paraguay (Sindicato de Periodistas del Paraguay, SPP), l'Institut pour la presse et la société (Instituto Prensa y Sociedad, IPYS), la Société interaméricaine de la presse (SIP) et des groupes internationaux de défense de la liberté de la presse.

Tito Alberto Palma Godoy, journaliste de la radio, a été tué lorsque deux individus armés ont ouvert le feu sur son domicile le 22 août à Mayor Otaño, un village du département d'Itapúa, dans le sud-est du Paraguay, où se joignent les frontières du Paraguay, du Brésil et de l'Argentine. Sa partenaire, Wilma Martínez, a été blessée à une jambe.

Palma Godoy, de nationalité chilienne, s'était installé au Paraguay il y a plusieurs années. Il couvrait régulièrement les liens entre le crime organisé et les politiciens pour une station de radio communautaire de Mayor Otaño, et collaborait aussi à la station de radio « Chaco Boreal » de la capitale, Asunción.

Selon l'IPYS et le SPP, Palma Godoy recevait souvent des menaces de mort - dont il avait parlé en ondes et qui étaient connues des autorités. Il y a plusieurs années, on avait essayé de l'expulser du pays, également en raison de sa couverture de la situation dans le département d'Itapúa.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) rapporte que les menaces avaient pris de l'ampleur récemment. Moins d'un mois avant sa mort, il avait reçu de nouvelles menaces de mort à cause de ses reportages sur les trafics de drogue et de pétrole dans la zone des trois frontières. Une semaine avant d'être abattu, Palma Godoy avait annoncé en ondes qu'il retournait vivre au Chili avec sa famille.

La SIP, dans un ouvrage qu'elle a publié récemment « Map of Risks for Journalists » (Carte des risques pour les journalistes) - dans le cadre de son projet Anti-Impunité - désigne la zone frontalière du Brésil et du Paraguay comme l'un des trois endroits les plus dangereux des Amériques pour les reporters.

Selon le SPP, Itapúa est l'un des départements où les journalistes subissent le plus d'attaques de la part de groupes criminels. En février 2006, des individus armés ont fait feu en direction de Juan Augusto Roa, correspondant du journal « ABC Color » d'Encarnación, (département d'Itapúa), après qu'il eut publié un reportage sur la production et le trafic de marijuana dans le sud du Paraguay. Il s'en était tiré indemne.

Plus tôt cette année, en mai, Oscar Bogado Silva, correspondant du journal « Ultima Hora », aussi basé à Encarnación, a été la cible d'une série de menaces, entre autres d'appels téléphoniques de harcèlement, de filature par des inconnus et d'étrangers qui sont entrés chez par effraction, après avoir publié des reportages sur la corruption locale et le trafic de drogue.

Consulter les sites suivants :
- SPP : http://www.ifex.org/en/content/view/full/85762/
- IPYS (espagnol) : http://tinyurl.com/2nuapk
- SIP (espagnol) : http://tinyurl.com/3an66u
- Fédération latino-américaine des travailleurs des communications sociales (Federación Latinoamericana de Trabajadores de la Comunicación Social, FELATRACS) : http://www.felatracs.org
- CPJ : http://tinyurl.com/3b4ple
- Fédération internationale des journalistes : http://tinyurl.com/2ut3ew
- Reporters sans frontières : http://tinyurl.com/3dqa9h
(28 août 2007)

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