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Un journaliste menacé d'arrestation



(RSF/IFEX) - RSF a protesté contre l'émission, le 25 juillet 2002, d'un mandat d'arrêt à l'encontre d'Alvaro Vargas Llosa, poursuivi pour diffamation. Suite au refus du journaliste de se présenter aux audiences, ce dernier a été déclaré coupable par contumace. Il est désormais recherché par la justice. "L'arrestation de Alvaro Vargas Llosa créerait un dangereux précédent pour la liberté de la presse au Pérou", a déclaré Robert Ménard, secrétaire général de RSF, dans une lettre adressée à Oscar Víctor Alfaro Álvarez, président de la Cour suprême du Pérou. RSF lui a demandé de tout mettre en oeuvre pour que le mandat d'arrêt soit annulé et que le journaliste ne soit condamné à aucune peine de prison. Alors que Vargas Llosa a affirmé n'avoir été informé ni de la tenue des audiences, ni de l'ordre d'arrestation émis à son encontre, l'organisation a demandé à Alfaro Álvarez de veiller au respect de la procédure dans cette affaire.




Ménard a rappelé que le rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression des Nations unies, Abid Hussain, a affirmé dans un rapport publié en janvier 2000 que "l'emprisonnement en tant que condamnation de l'expression pacifique d'une opinion constitue une violation grave des droits de l'homme".

Selon les informations recueillies par RSF, le journaliste Vargas Llosa, poursuivi pour diffamation depuis novembre 2001 par l'homme d'affaires Adam Pollack, a été déclaré coupable par contumace, le 25 juillet 2002. Selon l'avocat du plaignant, Iván Paredes, un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre du journaliste. Ce dernier, en fuite depuis plusieurs mois, n'a assisté à aucune des six audiences convoquées dans cette affaire. Le 22 février dernier, un mandat d'amener avait été émis à l'encontre du journaliste par le juge Guido M. Vera, de la 11e chambre pénale de Lima, en charge de la plainte pour "diffamation" et "atteinte à l'honneur" déposée par Pollack. Ce dernier réclamait une condamnation à trois ans de prison et un million de dollars d'amende. Dans des déclarations faites à la presse en novembre 2001, Vargas Llosa avait dénoncé des irrégularités présumées dans les négociations menées par le gouvernement péruvien autour d'un contrat militaire. Il avait affirmé que Pollack, proche du président Alejandro Toledo, avait participé à cette négociation. En conséquence, le journaliste demandait l'ouverture d'une enquête.



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