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Le journaliste Miguel Pérez Julca aurait été assassiné pour éviter qu'il ne divulgue les noms de policiers corrompus

(RSF/IFEX) - Miguel Pérez Julca, de la station Radio Éxitos, avait déclaré le 16 mars 2007 dans son programme "El Informativo del Pueblo", qu'il révélerait le lundi suivant (19 mars 2007) les noms des policiers de Jaén qui avaient des liens avec les narcotrafiquants et qui protégeaient des bandes de délinquants. Le lendemain, deux tueurs à gages ont assassiné le journaliste, qui se dirigeait vers son domicile en compagnie de son épouse et de ses deux fils.

Par manque de moyens, le journaliste n'enregistrait pas ses émissions, mais le preneur de son, Fernando Jiménez, s'est souvenu que Miguel Pérez Julca avait aussi annoncé qu'il "informerait sur une affaire impliquant le gouvernement régional". Un confrère proche du journaliste, Pepe Morales, a déclaré que Miguel Pérez Julca "possédait les noms de trois policiers corrompus, appartenant à la délégation de Jaén. Ces derniers rançonnaient les narcotrafiquants ainsi que les délinquants".

Deux suspects ont déjà été arrêtés dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Miguel Pérez Julca : Alí Zamudio et Juan Hurtado Vásquez, l'un comme tueur à gages présumé, et l'autre comme commanditaire présumé. Mais pour le quotidien "El Comercio", cette enquête est "fausse et insuffisante" car les témoins auraient déposé de manière inexacte et sans la présence d'un avocat. Les autorités ont également arrêté Elbia Mendoza, la propriétaire présumée de la moto qui a servi à l'assassinat, ainsi que le jeune Dílbert Cabada Arteaga, suspecté d'avoir suivi le journaliste et d'avoir été le témoin du versement d'environ 1 000 euros à l'un des tueurs à gages. Cependant, les quotidiens "El Comercio" et "La República" prétendent que ces individus auraient été arrêtés pour cacher les réels responsables, à savoir des officiers de police.

La veuve de Miguel Pérez Julca, blessée lors de l'assassinat de son époux, a quitté la ville de Jaén, avec l'appui de l'organisation Instituto Prensa Y Sociedad (IPYS).

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