RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

La SIP accueille favorablement une réforme des lois pour lutter contre les crimes commis contre les journalistes

Le juge Javier Villa Stein, de la Cour suprême du Pérou, en compagnie de la délégation de la SIP au Pérou, en mai 2010
Le juge Javier Villa Stein, de la Cour suprême du Pérou, en compagnie de la délégation de la SIP au Pérou, en mai 2010

IAPA

Après des années de lutte menée par la Société interaméricaine de la presse (SIP) et le Conseil de presse du Pérou, l'appareil judiciaire péruvien crée enfin une instance spéciale chargée de s'occuper des crimes graves commis contre les journalistes,

Le 5 novembre, le conseil exécutif de la magistrature a décidé que la Cour criminelle nationale et les tribunaux pénaux provinciaux de Lima entendront les affaires d'homicide, de meurtre, de blessures graves, d'enlèvement et d'extorsion touchant les journalistes.

La décision est « d'une importance considérable pour la lutte contre l'impunité », déclare la SIP dans une résolution adoptée à son assemblée générale le mois dernier. À l'heure actuelle, seuls les délits graves reliés au terrorisme et au trafic de drogue sont traités par des tribunaux spéciaux au Pérou.

D'après la SIP, l'initiative a reçu l'appui du Président du Pérou, Alan García. Au début de cette année, García avait promis de fournir les fonds nécessaires pour créer l'instance spéciale si la magistrature était disposée à s'en occuper.

La demande remonte à une conférence régionale tenue en 2008 lors de laquelle on avait discuté de l'impunité qui entoure les crimes commis contre les journalistes péruviens, comme dans le cas du reporter de la radio Alberto Rivera Fernández, assassiné en 2004. Plus tôt cette année, dans un jugement controversé, les deux cerveaux présumés de son assassinat ont été acquittés.

La SIP a également exercé des pressions pour des réformes juridiques au Brésil et au Mexique afin de combattre la violence et l'impunité dans les affaires de meurtre de journalistes.

Dernier Tweet :

Kenyan nurse explains why she won't sign Trump's global gag rule preventing international organisations receiving U… https://t.co/R3IQyQGgzN