RÉGIONS:

SUBSCRIBE:

Sign up for weekly updates

Des journalistes sont tués la Journée mondiale de la liberté de la presse

Deux journalistes ont été abattus dans les Amériques pendant la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai), un rappel lugubre des dangers que courent les journalistes pour nous tenir informés, selon ce que disent la Société interaméricaine de la presse (SIP), l'Institut international de la presse (IIP) et d'autres membres de l'IFEX.

Julio Castillo Narváez, présentateur à la principale émission d'informations de Radio Ollantay, est mort sur le coup après avoir été atteint d'au moins six projectiles tirés par quatre individus dans un restaurant de la ville septentrionale de Virú, au Pérou, selon ce que rapporte l'Instituto Prensa y Sociedad (IPYS). La police croit qu'un officiel du gouvernement local pourrait être impliqué.

Selon l'IPYS, Castillo était connu pour ses critiques des autorités locales. Les médias locaux ont rapporté que Castillo recevait des menaces répétées depuis mars, notamment des menaces venant d'individus liés au gouvernement régional, parce qu'il avait traité en ondes d'allégations de corruption. D'après l'IIP, les enquêteurs auraient déclaré que le téléphone mobile de Castillo contenait un message menaçant de mort d'autres journalistes.

Après que l'un de ses récents reportages sur un politicien local eut entraîné des actes de vandalisme contre la station, Radio Ollantay a demandé une protection policière pour Castillo et la station. La police n'a rien fait, dit l'IPYS.

Un rapport récent de l'Association nationale des journalistes du Pérou indique qu'elle a déjà recensé en 2011 au moins 82 actes de violence ou d'intimidation contre les journalistes du pays.

Par ailleurs, dans la ville de Rio Claro, dans le sud-est du Brésil, Valério Nascimento a été abattu à l'extérieur de chez lui, selon ce que rapportent le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et d'autres groupes membres de l'IFEX. Ces derniers jours, l'IIP indique qu'il avait accusé les autorités de la ville voisine de Bananal d'avoir négligé d'investir dans la santé et dans les centres de traitement des égouts.

En plus d'être propriétaire et rédacteur en chef du journal local « Panorama Geral », Nascimento s'occupait activement de politique locale. La police n'écarte pas un mobile politique.

« Ce qui donne à ces meurtres une connotation encore plus tragique, c'est que tandis que les défenseurs de la liberté de la presse à travers le monde s'unissent pour reconnaître la Journée mondiale de la liberté de la presse, ces journalistes durs à la tâche étaient fauchés dans leurs pays », d'ajouter l'IIP.

Nascimento est le deuxième journaliste à être assassiné cette année au Brésil. Luciano Leitão Pedrosa, reporter à la radio et producteur à la télévision, qui couvrait le crime organisé, a été abattu le 9 avril à Vitória de Santo Antão, dans l'État de Pernambuco, dans le nord-est du pays, dit Reporters sans frontières (RSF).

Enfin à Rio de Janeiro en mars, le blogueur Ricardo Gama a échappé de peu à un attentat, dit RSF. Son blogue abordtait souvent de questions politiques délicates.

Dernier Tweet :

Serodio Towo, editor of weekly Mozambican newspaper Dossiers & Factos receives threatening texts and calls warning… https://t.co/W9LnDNLkbc