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Un reporter qui dénonçait des opérations minières illégales est abattu

Un communicateur de la radio, qui dénonçait les déprédations environnementales, a été abattu cette semaine à Palawan, une province insulaire située à l'extrême ouest des Philippines. Il est le deuxième journaliste tué sous la nouvelle administration, selon ce que rapportent le Centre pour la liberté et la responsabilité des médias (Center for Media Freedom and Responsibility, CMFR) et d'autres groupes membres de l'IFEX.

Gerardo Ortega, communicateur à la station « dwAR » du réseau « Radio Mindanao Network » (RMN) et ancien candidat au poste de gouverneur, a été abattu le 24 janvier d'un projectile à la tête à Puerto Princesa tandis qu'il magasinait, après la diffusion de son émission quotidienne « Ramatak ».

L'avocat de la famille Ortega, Joselito Alisuag, a déclaré que le communicateur était un « critique acharné » des activités minières illégales dans la province de Palawan. Ortega avait également couvert des allégations de corruption au sein du gouvernement provincial. De plus, dit la Fédération internationale des journalistes (FIJ), il était à la tête d'un projet d'écotourisme dans la province, projet qui bénéficiait de l'appui de la division du radiodiffuseur ABS-CBN consacrée aux oeuvres de charité.

Alisuag a déclaré au CMFR que le meurtre était nécessairement lié au travail journalistique d'Ortega. « Il n'avait pas d'ennemis personnels, et il n'avait pas non plus de tares personnelles », a dit Alisuag. Ortega et un de ses enfants, qui est également communicateur, avaient aussi reçu des menaces avant l'incident, a dit Alisuag.

Selon Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), la police a immédiatement appréhendé le tireur présumé, Marlon de Camata, qui a dit avoir été engagé avec un complice pour tuer Ortega pour qu'il cesse de dénoncer certaines gens puissants.

Ils auraient reçu 150 000 pesos philippins (3 400 $US) « de personnes influentes ayant des liens avec des sociétés minières » - une fortune si on tient compte que le tiers de la population vit avec moins d'un dollar US par jour, a déclaré à l'AFP un chef de la police locale.

D'après le CMFR, 118 journalistes et travailleurs des médias ont été tués dans le cadre de leur travail aux Philippines depuis la chute du dictateur Ferdinand Marcos en 1986.

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YouTube video shows Ugandan police arresting broadcast journalist Richard Kasule alias Omugagga Kamagu at Top Radio… https://t.co/v0KGEIctJF