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Un communicateur de la radio est assassiné

Un communicateur de la radio qui commentait les affaires de corruption dans sa province a été abattu le 22 août par deux individus armés circulant à motocyclette dans la ville de Enrique B. Magalona, province de Negros Occidental, aux Philippines, selon ce que rapportent le Centre pour la liberté et la responsabilité des médias (Center for Media Freedom and Responsibility, CMFR), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ).

Neil Jimena présentait des commentaires politiques à l'émission « Husgador » (« Juge ») à la station de radio DYRI-RMN Radio d'Iloilo, ville voisine, où il achetait du temps d'antenne, une pratique courante aux Philippines connue sous l'appellation de « bloc de temps ».

D'après le CPJ, le journal local « Visayan Daily Star » a déclaré que Jimena avait reçu avant sa mort des menaces d'un politicien qu'il avait critiqué en ondes. L'Agence France-Presse rapporte qu'un entrepreneur local finançait son émission.

L'agent de police supérieur Leonard Cobing a déclaré au CMFR que le meurtre de Jimena pourrait être lié à ses commentaires ou à ses liens allégués avec l'Agence philippine de lutte antidrogue (Philippine Drug Enforcement Agency) comme informateur.

La famille de Jimena et ses collègues ont indiqué au CMFR qu'ils croyaient que le meurtre de Jimena était lié à son travail. Jimena et son co-animateur Cezar Borongan avaient critiqué des officiels et des personnalités du gouvernement local qui seraient impliqués dans des activités de corruption à Iloilo.

Michael Jimena, le frère de Neil, a dit au CMFR que Neil avait reçu plusieurs menaces et qu'il avait survécu à un attentat en septembre 2009.

S'il est lié à son travail, le meurtre de Jimena sera le cinquième d'un journaliste mort dans l'exercice de son travail sous le nouveau gouvernement du Président Benigno Aquino, indique le CMFR, qui a recensé en tout 121 homicides liés au travail depuis 1986.

Les Philippines ont l'un des pires bilans du monde pour ce qui est des enquêtes et de la résolution des meurtres de journalistes. Le pays arrive au troisième rangs parmi les pires pays du monde sur l'Index de l'Impunité dressé en 2011 par le CPJ, qui calcule les homicides non résolus dans le secteur des médias par rapport au pourcentage de la population.

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