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UN JOURNALISTE MEURT DANS UN MYSTÉRIEUX INCENDIE

Un reporter connu pour ses critiques du gouvernement et pour avoir fait des allégations de corruption dans les hautes sphères de l'État a succombé aux blessures qu'il a subies dans un mystérieux incendie survenu chez lui en République du Congo, selon ce que rapporte le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).

Bruno Ossébi, journaliste franco-congolais qui collaborait au magazine en ligne « Mwinda », avait subi de graves brûlures dans un incendie le 21 janvier, mais on avait rapporté qu'il était dans un état stable et que son décès était imprévu. Sa petite amie et les deux enfants de celle-ci ont également perdu la vie.

Les autorités n'ont fourni aucun renseignement sur la cause et les circonstances de l'incendie, qui a coïncidé avec un autre incendie similaire survenu au domicile du dissident politique Benjamin Toungamani, en exil en France. Trois jours plus tôt, « Mwinda » a publié une entrevue de Toungamani dans laquelle il accusait le président Denis Sassou-Nguesso de corruption. Toungamani n'a pas été blessé.

Ossébi et Toungamani s'apprêtaient à participer conjointement à une plainte internationale portée contre Sassou-Nguesso et les présidents des pays voisins, la Guinée équatoriale et le Gabon. En décembre, l'organisation de justice transnationale Sherpa et le groupe anti-corruption Transparency International demandent la tenue d'une enquête sur la façon dont les dirigeants de ces trois pays d'Afrique riches en pétrole ont amassé des biens privés en France.

Selon le CPJ, les dirigeants ont riposté par deux contre-plaintes, au moins. Dans cette affaire, les autorités gabonaises ont arrêté en décembre dernier un plaignant et deux journalistes, après avoir suspendu un journal qui avait publié pour la deuxième fois un reportage du quotidien français « Le Monde » à propos des biens parisiens d'Omar Bongo, président du Gabon.

Dans une entrevue avec le CPJ, le ministre des Communications Alain Akouala, qui a rendu visite à Ossébi à l'hôpital, a déploré sa mort et précisé qu'une enquête officielle était en cours. « Cela est triste parce c'était quelqu'un qui a pris part, à sa façon, au débat d'idées », a-t-il dit.

Pour en lire plus du CPJ sur la question, aller à : http://tinyurl.com/bf3qaj

(11 février 2009)

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