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Après avoir été violentée par la police, une documentariste fuit la ville, ses parents sont à leur tour persécutés et accusés de diffamation pour avoir parlé de l'agression

(RSF/IFEX) - Reporters sans frontières condamne les pressions exercées sur les parents de la documentariste Natalia Petrova. Le 2 décembre 2007, alors qu'ils se trouvaient à leur bureau de vote, Nina et Guennadi Petrov ont été interpellés par un policer en civil avant d'être conduits au commissariat où ils sont demeurés jusqu'à 23h30 (heure locale).

"Maintenant que ses agresseurs ne peuvent plus s'en prendre à elle, les parents de Natalia Petrova font l'objet de représailles et sont pris en otage par les policiers de Kazan, responsables du passage à tabac de leur fille. Il est du ressort et de la responsabilité des autorités régionales de rappeler à l'ordre ces policiers", a déclaré Reporters sans frontières.

Le 2 décembre, Nina et Guennadi Petrov (âgés de 70 et 84 ans) ont été interpellés par un policier en civil alors qu'ils venaient d'entrer dans le bureau de vote n°161 de Kazan. Les parents de la journaliste sont sous le coup d'une plainte pour "diffamation", pour avoir fait connaître les violences exercées contre eux et leur fille, le 6 septembre. Vers 20h00 (heure locale), ils ont été emmenés au commissariat où ils ont été interrogés séparément juqu'à 23h30 environ (heure locale), avant d'être reconduits à leur domicile.

Le 6 septembre, leur fille avait été agressée au domicile familial par des policiers. Elle avait finalement été emmenée au commissariat où les mauvais traitements s'étaient prolongés. Les parents ainsi que les deux fillettes de la journaliste avaient tenté de s'interposer. Depuis Natalia Petrova a dû quitter le Tatarstan en compagnie de ses filles, par peur des représailles.

La réalisatrice a travaillé en Tchétchénie pendant la première guerre, mais aussi en Abkhazie et au Karabakh. Elle a notamment réalisé les films "Abkhazie mon amour", "Les enfants du Karabakh" et "L'ancienne terre des Tchétchènes".

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