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On ne comprend pas la liberté de la presse, dit l'IIP

Lors d'une mission de cinq jours en Russie la semaine dernière, l'Institut international de la presse (IIP) a fait enquête sur le meurtre de journalistes, sur l'impunité des tueurs et sur l'autocensure qui se poursuit dans la presse.
À Moscou, le groupe a eu des entretiens avec un militant local au sujet de Mikhaïl Beketov, le rédacteur en chef de Khimki, battu jusqu'au seuil de la mort à l'extérieur de chez lui en novembre 2008. Le militant a déclaré à la mission de l'IIP que les autorités ne sont pas intéressées à trouver ses assaillants. Beketov est toujours hospitalisé. Ses collègues affirment que l'agression est reliée aux reportages de Beketov sur la corruption au sein du gouvernement local.

La délégation s'est aussi adressée au journal indépendant « Novaïa Gazeta » à Moscou. Quatre journalistes et deux associés du journal ont été soit assassinés ou sont morts lors d'événements plutôt louches, notamment la journaliste réputée Anna Politkovskaïa, abattue à l'extérieur de son appartement le 7 octobre 2006. « À la suite d'une discussion extrêmement nerveuse avec mes journalistes, j'ai dû limiter la couverture de la région du Caucase », a déclaré aux délégués le rédacteur Dmitry Muratov. « Je ne peux pas garantir la sécurité de mes journalistes. » Son journal avait prévu la tenue d'une cérémonie commémorative aujourd'hui, troisième anniversaire de la mort de Politkovskaïa.

L'IIP a ensuite rencontré des représentants de médias locaux. Le chef de la Fondation pour la défense de la glasnost (GDF), Alexeï Simonova, a déclaré : « Les choses ne s'améliorent pas », mais reconnaître la nécessité de mettre fin à l'impunité dans les affaires de meurtre de journalistes constitue un « grand pas en avant ». Oleg Panfilov du Centre pour le journalisme en situations extrêmes (Centre for Journalism in Extreme Circumstances, CJES) a déclaré qu'« on ne comprend pas la liberté de la presse ».

Le délégué de l'IIP, Adam Michnik, a déclaré que la peur des agressions physiques assure la pérennité de l'autocensure et que cela signifie que les journalistes ne peuvent pas faire leur travail. La délégation de l'IIP s'est rendue à Tomsk pendant deux jours afin de rencontrer des gens des médias locaux et des représentants du gouvernement.

IPI Delegation Raises Issues of Impunity and Self-Censorship with Human Rights Ombudsman

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