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Une journaliste de la presse électronique est assassinée

Une journaliste russe se serait suicidée en tombant d'une fenêtre du 14e étage le 16 novembre à Kaliningrad. Mais les critiques outrés de l'opposition et ses collègues croient qu'elle a été assassinée, selon ce que rapportent le Centre pour le journalisme en situations extrêmes (Centre for Journalism in Extreme Situations, CJES) et l'Institut international de la presse (IIP).

La journaliste de la presse électronique Olga Kotovskaïa était ancienne rédactrice en chef et directrice de la création plublicitaire d'un radiodiffuseur indépendant, Kaskad. En 1991, avec un groupe de collègues, elle avait fondé Kaskad, qui est devenu un puissant groupe de médias composé de deux chaînes de télévision, un quotidien, deux stations de radio et une agence de publicité.

D'après le CJES et l'IIP, Kotovskaïa avait été impliquée dans un litige judiciaire avec l'ancien vice-gouverneur de la région de Kaliningrad, Vladimir Pirogov. Celui-ci a pris le contrôle de Kaskad en 2006 en utilisant des documents du conseil d'administration que Kotovskaïa disait contenir de fausses signatures. Une semaine avant sa mort, les tribunaux avaient confirmé les allégations de Kotovskaïa au sujet des signatures, ce qui avait rendu possible qu'elle reprenne le contrôle de Kaskad.

Le mari de Kotovskaïa et ancien co-propriétaire de Kaskad, Igor Rostov, a déclaré : « Elle a été assassinée. Si on me trouve mort sur les rails, ne croyez pas que je me suis suicidé. »

Des militants de l'oppositions insistent eux aussi pour dire qu'elle a été assassinée à cause de ses activités journalistiques, rapporte le CJES. « Le fait que la violence contre les journalistes et les propriétaires de médias est devenue la norme dans la région de Kaliningrad et qu'elle n'est presque jamais sanctionnée devrait à tout le moins attirer l'attention des autorités et des organismes appropriés », a déclaré à la « Nezavisimaïa Gazeta » un député au parlement local, Mikhaïl Chesaline.

À la suite de la pression publique, les enquêteurs envisagent maintenant toutes les possibilités pour expliquer la mort de la journaliste. La Russie a de lourds antécédents d'impunité et est le pays d'Europe le plus meurtrier pour les journalistes.

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