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Grâce au CPJ, on reprend les enquêtes sur les meurtres de journalistes

À la suite d'un appel lancé par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), les autorités suprêmes du Kremlin se sont engagées à poursuivre 19 affaires de meurtres de journalistes non résolus et reliés à l'exercice de la profession. La semaine dernière, des officiels du Comité d'enquête de Moscou, qui ont la responsabilité directe de faire enquête sur les crimes les plus sérieux commis en Russie, ont rencontré une délégation du CPJ de passage dans la capitale et se sont engagés à fouiller énergiquement dans ces affaires, dont cinq au moins ont été précédemment closes ou suspendues.

« C'est une question d'honneur pour nous de résoudre ces meurtres », a déclaré au CPJ le président du Comité d'enquête, Aleksandr Bastrykine. « Il s'agit de faire la preuve de notre professionnalisme. »

Parmi ces affaires on trouve la mort, en 2003, du rédacteur en chef adjoint de la « Novaïa Gazeta » Youri Chtchékochikhine, décédé après une maladie soudaine, bien que ses collègues eussent soupçonné qu'il ait été empoisonné; et aussi le meurtre en 2005 du cameraman de Puls-TV Pavel Makeev, classé à l'origine comme accident de voiture.

D'après les dépêches, Bastrykine aurait dit à des journalistes le mois dernier que la police était sur le point de trouver l'assassin présumé de la journaliste et championne des droits de la personne Natalïa Estemirova, dont le cadavre fut retrouvé il y a un an en bordure d'une route en Ingouchie. Les autorités ont déclaré qu'elles tentaient de localiser et d'arrêter le guérillero tchétchène Alkhazur Bashaïev.

Le Comité d'enquête a été mis sur pied il y a trois ans; il a été soutenu par la décision récente du Président Dimitri Medvedev de séparer le comité du Bureau du Procureur général et de le faire répondre directement à lui.

Les militants des droits de la personne ne sont cependant pas convaincus que la Russie fasse de grands pas dans son bilan au chapitre de la libre expression. La Russie se classe au huitième rang sur la liste dressée par le CPJ des pays où les journalistes sont tués de façon régulière et dont les gouvernements ne parviennent pas à résoudre ces crimes, alors que 19 journalistes ont été assassinés dans le pays depuis 2000.

« Les enquêteurs ont rapporté des progrès dans un certain nombre de cas. Bien sûr, nous ne serons pas satisfaits avant d'avoir obtenu des poursuites et des condamnations », dit le CPJ.

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